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Conserves
Comment rajeunir la cible des boîtes

L’interprofession de la conserve poursuit sa communication auprès des jeunes consommateurs, expliquant les atouts de la conserve, et adressant un message aux distributeurs pour retravailler leurs rayons conserves.

Alors que le marché de la conserve s’érode petit à petit en volume tout en étant mieux valorisée grâce à la montée en gamme, l’Union interprofessionnelle pour la promotion des industries de la conserve appertisée (Uppia) poursuit son opération de communication lancée en 2016 pour expliquer aux jeunes les atouts des produits en conserve. En 2018, 3 milliards de boîtes de conserve ont été vendues en France pour une valeur de marché de 4 milliards d’euros (contre 3,87 milliards en 2017). « La clientèle moyenne des conserves a plus de 45 ans. Les jeunes sont en proie à une méconnaissance de ce type de produits, que certains perçoivent comme l’archétype de la malbouffe industrielle, alors que cela fait 225 ans que cela existe », précise Julien Couaillier, directeur général de l’Uppia.

Néanmoins, 99,7 % des foyers français achètent des conserves pour une moyenne de près de 50 kg de produits par foyer par an.

Le rayon conserves des GMS doit être revalorisé

« Selon Kantar, les consommateurs donnaient début 2019 en moyenne une image de 6,5/10 à la conserve, comme le bio », souligne Julien Couaillier. L’interprofession travaille sur les réseaux sociaux, en publiant des vidéos sur Facebook, Youtube, Instagram depuis 2016 pour s’adresser à un public plus jeune. En septembre 2016, l’Uppia a publié une websérie sur la conserve, nommée La conserve, ça déboîte, pour « casser les idées reçues, en affirmant par exemple l’absence de conservateurs dans les conserves. Après avoir regardé ces vidéos, qui ont dépassé les 30 millions de vues sur Youtube, la perception de la conserve est passée à 6,9/10. Ce projet de communication est un travail de longue haleine que nous devons poursuivre. Nous aimerions atteindre à terme la note de 7/10 », ajoute Julien Couaillier.

L’Uppia tient également à rappeler que les emballages des conserves, métal ou verre, peuvent être « recyclables à l’infini, ce qui interpelle beaucoup les 18-34 ans qui l’ignoraient ». « À l’heure où le plastique est dénigré, la conserve présente un emballage vertueux. C’est une bonne alternative, avec des filières de recyclage déjà en place », assure Julien Couaillier.

Des prix toujours accessibles

La montée en gamme de la conserve entraîne une « très légère » augmentation du prix, selon Julien Couaillier. Certains approvisionnements sont de meilleure qualité, donnant de plus en plus de conserves label Rouge, MSC ou encore certaines légumineuses certifiées d’une IGP. « Les conserves restent à un prix très accessible, de nombreuses références sont à moins de 1 euro », ajoute-t-il.

Un message aux distributeurs

En 2018, 83 % des volumes de conserve sont vendus aux ménages, au sein de rayons dont « 88 % des consommateurs disent ne pas être satisfaits de leur présentation. C’est l’un des rayons les moins travaillés de la grande distribution, alors qu’un gros travail est fourni pour beaucoup d’autres rayons. Une même conserve se vend parfois mieux dans des magasins spécialisés où elle est bien mise en valeur. On se retrouve souvent devant des murs de conserves, ce qui ne donne pas du tout envie aux consommateurs », lance Julien Couaillier.

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