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Barilla : les prix des pâtes baissent, pas ceux des sauces tomates

Présent à la conférence de presse de l’ANIA fin novembre 2023, Miloud Benaouda, président de Barilla pour la région Ouest de l’Europe a accepté de revenir sur la crise subie par le géant italien. Si les prix des pâtes sont depuis revenus à un prix correct, les prix des sauces tomates continuent d’augmenter.

Des compteurs électriques ont été installés et les horaires de l'usine adaptés.
Miloud Benaouda, président de Barilla pour la région Ouest de l'Europe est revenu sur les moyens mis en place par l'entreprise pour faire face à la crise.
© K.BERTIN

Tout comme Lustucru, Barilla, le géant italien des pâtes et de la boulangerie avec Harry’s a connu une crise liée au prix du blé dur. Et comme son concurrent de l’Oise, Barilla, 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 1300 salariés dans quatre usines en France a du s’adapter.

1,05 euro en moyenne le paquet de 500 grammes 

 « La crise du blé dur qui nous a frappés est due à un incident climatique, une sécheresse exceptionnelle au Canada », rappelle Miloud Benaouda, président de Barilla pour la région Ouest de l’Europe. « Nous avons donc dû répercuter une partie de la hausse induite sur nos prix de vente, soit environ 20% pour nos pâtes. Depuis, nous avons pu entamer une baisse et aujourd’hui, nous sommes situés dans la moyenne basse avec un prix de 1,05 euro le paquet de 500 grammes. Ce qui reste problématique, ce sont les tomates dont les prix continuent de s’envoler ce qui nous force à augmenter les prix de nos sauces. »

Lire aussi : Inflation : comment Barilla a géré son année 2022 ?

Des compteurs et des horaires d’usine modifiés pour faire face aux tensions énergétiques

Nous avons pu avancer une partie de nos innovations

Comme toute l’industrie alimentaire, Barilla a été frappé par la hausse des matières premières agricoles (tomates, blé, olives, sucre, huile de tournesol…), industrielles (notamment le carton) et énergétiques. « De 2021 à 2023, notre facture d’électricité a été multipliée par 3 », rappelle Miloud Benaouda. « Le seul avantage c’est que nous avons pu avancer une partie de nos innovations sur lesquelles nous travaillions depuis plusieurs mois. » Pour économiser l’énergie, Barilla a installé des compteurs d’électricité le long de sa chaîne de production. « Nous avons aussi adapté les horaires, l’éclairage et nous avons fait des productions plus longues. »

Concernant les négociations commerciales, Miloud Benaouda confirme que la conjoncture actuelle va rendre difficile de négocier des prix à la baisse avec la grande distribution.    

Lire aussi : Pour l'Ania, « La transparence des prix doit concerner toute la filière, des agriculteurs aux distributeurs »

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