Aller au contenu principal

Aviculture
Canard à rôtir : possibles remous à l’horizon

Depuis janvier, la filière française du canard à rôtir semble avoir trouvé un rythme de croisière. Toutefois, celui-ci pourrait être troublé en cette fin d’année par le retour du canard gras et la hausse des coûts de production.

Le commerce du canard à rôtir suit son cours. Jusqu’à l’été, les ventes sont restées régulières et plutôt satisfaisantes aux dires de la filière, entre production contenue et demande au rendez-vous. Selon le Comité interprofessionnel pour le canard à rôtir (Cicar), les mises en place de canetons sont stables, ne progressant que de 0,4 % sur les huit premiers mois de l’année, à 25,6 millions de têtes. Une tendance qui devrait se traduire par des abattages toujours dynamiques, en hausse de 1,1 % sur huit mois, à près de 61 000 tonnes équivalent carcasse (téc).

Dans ce contexte de quasi-stabilité de la production, la faiblesse des stocks – estimés à moins d’une semaine de production sur le début d’année – souligne une demande à la hauteur des attentes. Avant tout sur le marché français où un report du magret vers le filet continuait de se faire sentir.

Le retour du canard gras pourrait faire de l’ombre en fin d’année

La tendance pourrait toutefois changer ces prochains mois. Le retour en force de la production de canards gras laisse entrevoir une fin d’année placée sous le signe d’un regain de disponibilités en viande de canard, estime-t-on au Cicar. Alors que les volumes de filets sont attendus stables à un peu plus larges, le magret pourrait être plus présent dans les rayons et devrait tenter de récupérer des parts de marché. Si cela se confirme, un regain de pression sur les prix n’est pas à exclure, pouvant ramener les tarifs à leurs niveaux d’avant les épisodes de grippe aviaire dans le Sud-Ouest. Une détente qui ne devrait toutefois pas laisser place à une chute. Car dans le même temps, l’heure est à la hausse des coûts de production, sous l’impulsion du prix de l’aliment.

Les plus lus

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

oeufs blancs en alvéole
Les prix des œufs divisés par 10 en un an aux États-Unis

L’évolution des prix des œufs français, au 9 janvier 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Dinde en élevage
« La production de dinde est stable en 2025, c’est une bonne nouvelle »

Après plusieurs années de recul, la filière dinde semble retrouver de la stabilité dans les abattages en France. Malgré une…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio