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Broutards : malgré l’ouverture, la Turquie n’emballe pas

© Stéphane LEITENBERGER

Broutard : Si les négociations pour la réouverture du marché turc ont duré deux ans, il n’en reste pas moins qu’elles n’ouvrent pas les portes à un eldorado. Entre 2013 et 2017, la livre turque a perdu la moitié de sa valeur par rapport à l’euro. Entre novembre 2015 et novembre 2017, elle a baissé de 35 %. De quoi rendre les bovins européens bien moins accessibles aux importateurs turcs qu’avant l’embargo pour cause de FCO de sérotype 8. En parallèle, les restrictions sanitaires sont aussi nombreuses, notamment sur la désinsectisation ou la localisation des exploitations agricoles, à distance des foyers de FCO.

Veau : L’ambiance commerciale était meilleure dans l’ensemble la semaine dernière, les besoins des intégrateurs étant un peu mieux orientés à cette période de l’année. Une tendance qui a permis aux cours des petits veaux, laitiers comme allaitants, de se stabiliser. Les échanges avec l’Espagne étaient assez actifs. L’ambiance restait néanmoins délicate dans la zone de protection de la FCO de sérotype 4. Le marché demeurait en revanche laborieux en croisés, qui intéressent toujours peu les intégrateurs, faute de revalorisation une fois engraissés.

Ovins : La fin du mois rend le commerce de la viande ovine assez terne. La demande est en recul. Les disponibilités sont assez suffisantes et les prix ont tendance à s’effriter quelle que soit l’origine de la viande, française ou importée.

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