Aller au contenu principal

Bio : pourquoi la marque Elibio « ne connaît pas la crise »

Elibio est une marque de produits biologiques née en 2018. Alors les ventes de produits bio ont décroché avec l’inflation, elle est en plein essor.

Les épiciers bio ont lancé les produits Elibio frais en 2022.
© Elibio

L’Association nationale des épiciers bio (Aneb) se félicite de la résistance à la crise du pouvoir d’achat de la marque collective qu’elle créée en 2018. Son communiqué annonce une augmentation de chiffre d’affaires de 29 % entre le 1er semestre 2022 et le 1er semestre 2023. En 2022, les ventes sous Elibio, qui sont aujourd’hui plus de 95 références « essentielles », de produits secs et frais, ont progressé de 60%.

L’objectif primitif des épiceries indépendantes, quand elles ont créé cette marque, était de contrer l’essor des ventes de produits biologiques dans les grandes surfaces. L’Aneb se donne raison en assistant à une baisse des achats de 4,6% dans la grande distribution, dans les magasins bio et les petits commerces.

Lire aussi : Pourquoi la farine Elibio reste compétitive ? Réponse du président de Bellot Minoteries

L’Aneb fait le bilan de cette résistance de la marque :

  • les prix modérés de références sélectionnées comme essentiels ;
  • la mutualisation des volumes et la réduction des marges sur toute la chaîne de valeurs « de manière équitable », précise le communiqué, permettant des économies d’échelle ;
  • la hausse des ventes s’explique par l’extension des références.  Depuis 2022, Elibio a élargi son offre aux produits frais: yaourts, crème fraîche, pâte à dérouler, jambon, lardons.
  • les négociations auprès des fournisseurs se font pour 500 magasins adhérents ;
  • le maintien de valeurs et du savoir-faire des épiciers indépendants. Certains produits sont équitables : nord-nord « Agriéthique » pour les farines de blé ou le lait UHT, nord-sud « Fairtrade » pour le chocolat en tablettes.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio