Aller au contenu principal

Cotations
Les surgelés pour la restauration collective continuent de se renchérir

Grippe aviaire, guerre en Ukraine, hausse de l’énergie et inflation se conjuguent pour faire monter les prix des produits surgelés vendus aux collectivités. Les protéines animales sont les plus touchées.

© Pixabay

La cotation du mois d’avril des produits surgelés établie par FranceAgriMer-RNM et disponible dans votre quotidien de mardi affichait de nouvelles hausses, principalement sur les produits animaux. Fedalis, le syndicat Distributeurs Alimentaires Spécialisés mettaient en avant « contexte national et international actuel est particulièrement tendu (inflations, guerre en Ukraine, grippe aviaire, crise énergétique, covid…) ».

En viande de boucherie, manque d’offre

+16 % pour la viande de bœuf hachée origine UE, +10 % sur le steak haché bio, la viande bovine surgelée voit toutes ses cotations s’envoler. En cause, la baisse de l’offre en France comme dans l’Union qui conduit à une envolée des prix.

En veau, les prix grimpent pour la viande importée (+6 % pour la paupiette sans porc origine UE) des suites de la baisse de production néerlandaise.

En agneau, tous les prix montent, entre une offre mondiale modérée et des taux de change désavantageux.

Volailles, des hausses substantielles

Les effets de la grippe aviaire se font déjà sentir et limitent les disponibilités en volaille. Ces filières sont aussi confrontées à la flambée des coûts de production, notamment l’alimentation animale, mais aussi l’énergie et les emballages. En dinde, on relève une hausse de 6,7 % sur le sauté de dindonneau UE, faute d’offre. Les voyants sont au rouge pour la filière dinde partout en Europe. Les blancs de poulets UE prennent 15,4 % et le sauté de poulet UE 20,9 %. Le magret de canard France bondit quant à lui de 16 % alors que les disponibilités sont très impactées par la grippe aviaire pour cette espèce.

Plusieurs hausses en produits de la mer

Ce sont surtout les filets de poissons qui sont touchés. Fedalis justifie les nombreuses hausses par « la triple peine » :

  1. Le Covid en Asie pénalise l’activité des usines du secteur
  2. La parité euro/dollar est défavorable, avec la baisse de l’euro
  3. La guerre en Ukraine, en effet 60  % des approvisionnements de poissons blancs proviennent de Russie. Les impacts sont donc forts sur toutes ces espèces, comme le colin d’Alaska.

Si les surgelés permettent habituellement de lisser l’offre et la demande, les grossistes sont « depuis 2 ans maintenant, confrontés à de telles pénuries, qu’ils n’ont plus la possibilité de reconstituer des stocks suffisants » explique Fedalis.

Des impacts sur les produits transformés

Comme toutes les matières premières, et que c’est aussi le cas des énergies et emballages, les produits transformés suivent. On relève par exemple : +2,8 % sur l’omelette, +8,4 % sur la quiche lorraine, +3,2 % sur les lasagnes de saumon et +6,3 % sur la glace vanille/chocolat en petit pot.

A noter aussi la hausse des pommes de terre frites du fait de la flambée des prix des huiles en lien avec la guerre en Ukraine.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio