Aller au contenu principal

La société Grosdoit offre un nouvel écrin à la viande normande

Les établissements Grosdoit ouvrent un concept de boucherie- restaurant près de Rouen, où ils présentent les viandes et volailles normandes issues de leur collaboration avec les éleveurs locaux.

Côté face, une boucherie, la boutique du bœuf normand, qui présente les belles pièces de viande sélectionnées par les bouchers des établissements Grosdoit. Côté pile, le carré, boutique à manger. « Le consommateur choisit sur la carte, ou dans la boucherie, ce qu’il veut manger », résume Anne-Sophie Grosdoit, la fille de Pascal Grosdoit qui a fondé l’entreprise à Rouen en 1985. C’est une belle affaire de famille puisque son frère, Pierre, et ses deux sœurs, Pauline et Charlotte travaillent aussi dans ce fleuron normand. « Cette boucherie – restaurant est un concept qui nous tient à cœur, c’est encore très rare en France et on a trouvé un bel écrin dans ce bâtiment neuf de Mont-St-Aignan, et qui nous permet d’améliorer encore notre façon de travailler, de résoudre des problèmes d’équilibre matière et de mettre en avant nos produits », continue la jeune femme.

Construire des filières pour des produits locaux d’excellence

Les produits à la carte ? L’incontournable bœuf normand, en bonne voie d’obtenir sa STG, du porc nourri à la farine d’orge dans la Manche, du canard de Rouen et de Duclair, « ces races avaient presque disparues, mais on est en bonne voie de remonter une filière, c’est beaucoup de R&D pour trouver les bonnes méthodes d’élevage », explique Anne-Sophie Grosdoit. La poule de Gournay aussi commence à faire son retour, grâce à un partenariat avec la région qui veut sauver ses races emblématiques en perte de vitesse.

S’adapter à la pénurie de personnel

Le manque de bouchers est crucial, « les places du CFA boucherie ne sont pas toutes occupés, les offres d’apprentissages ne trouvent pas de candidat ! » s’alarme Anne-Sophie Grosdoit. Qu’à cela ne tienne, l’entreprise s’adapte et a tissé un partenariat avec un lycée hôtelier, formant des jeunes diplômés à la boucherie. Dans la nouvelle boutique, travaillent 3 bouchers, 2 employés en restauration et un au service.

Des partenariats avec les agriculteurs

« Cette boutique nous permet aussi de mettre en valeur notre agrément de ramasse à la ferme, nous y proposons un panier normand, des produits locaux », explique Anne-Sophie Grosdoit, qui estime que cette activité est complémentaire de celle de grossiste et de l’atelier de cuisine qui existait ces dernières années. « C’est crucial, il y a une chute du nombre d’éleveurs, par exemple pour la viande de veau locale c’est devenu très compliqué. C’est toute la question de la subsistance d’un terroir, de nourrir un territoire qui se pose », conclut-elle.

 

Les plus lus

nuggets
Poulet : 72 % des approvisionnements de McDonald's couverts par un contrat avec LDC et ses partenaires

La chaîne de restauration rapide McDonald’s France a signé, vendredi 17 juillet, le nouveau contrat de fourniture de viandes…

viande en usine
Viande bovine : les marges brutes de l’abattage découpe ont fondu en 2025

Les données de l’Observatoire des prix et des marges indiquent un niveau de marge brute historiquement bas pour l’abattage-…

moutons sur une passerelle de navire
14 millions d’ovins exportés dans le monde : d’où viennent-ils, où arrivent-ils ?

Les exportations d’ovins vivants sont toutes dirigées vers des pays de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen Orient. Le…

vaches dans un pré
Les prix des jeunes bovins retrouvent les niveaux de 2025, ceux des vaches baissent encore

Ce sont les prix des jeunes bovins qui ont le plus contribué à la baisse du prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Près de 100 000 t d’œufs importés par l’Europe en seulement 5 mois, la Turquie très présente

L’Union européenne a importé plus d’œufs en cinq mois que sur toutes les années complètes précédentes, antérieures à 2025.

Hausse des prix des céréales, entre tensions internationales et conditions de culture difficiles

Les prix du blé tendre, des orges et du maïs ont fortement progressé sur le marché physique français entre le 13 et le 20…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio