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Gourmey veut commercialiser son foie gras cultivé sur 5 marchés porteurs

L’entreprise parisienne Gourmey a déposé la première demande d'approbation en UE, pour son foie gras cultivé en laboratoire. Elle va tenter de s’installer sur 5 marchés dans le monde.

foie gras dans une poele
Gourmey, fondée en 2019, fabrique du foie gras cultivé
© Gourmey

L’Union européenne, le Royaume-Uni, la Suisse, les États-Unis et Singapour, voici les cinq bassins où l’on pourra peut-être trouver du foie gras fabriqué à base de cellules cultivées par la start-up française Gourmey. A noter, la dénomination « foie gras » est encadrée par la loi et les similis végétaux ne peuvent pas l'utiliser. Selon le Cifog, les produits issus de la culture ne peuvent pas non plus l'utiliser vu qu'ils ne sont pas issus du gavage.

Gourmey demande l'autorisation pour l'UE

La première étape a commencé, avec une demande d’approbation déposée auprès de la Commission européenne qui pourra, après instruction, transmettre le dossier à l’Efsa (autorité sanitaire) pour une évaluation des risques dans le cadre de la procédure «novel food», réputée comme l’une des plus exigeantes au monde, expliquent nos collègues d’Agra. 

Lire aussi : Protéines alternatives : qui investit, combien, dans quoi ? Réponse en infographie

Gourmey vise les chefs pour son foie gras de culture

Gourmey s'appuie sur un réseau mondial de partenaires pour faciliter son entrée sur le marché, notamment des distributeurs de produits gastronomiques, des chefs ambassadeurs et des partenaires de la chaîne d'approvisionnement et de la recherche, avance l’entreprise par communiqué, mettant aussi en avant un produit avec un impact environnemental plus faible que l’original. Pour certains pays, l'aspect bien-être animal devrait être déterminant, ainsi le Royaume-Uni pourrait bien interdire les importations de foie gras ces prochains mois.

Lire aussi : La Suisse veut interdire le foie gras, mais les amateurs contourneront la loi

Gourmey a été fondée en 2019 et a déjà levé plus de 65 millions d’euros d’investissements publics et privés et emploi 60 personnes à Paris. 

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