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Porc
Les éleveurs de porcs du Grand-Ouest lancent un avertissement à l’aval de la filière

Les syndicats agricoles majoritaires de Bretagne et des Pays de la Loire reprochent aux abatteurs et distributeurs un prix « déconnecté des autres places européennes ».

© réussir

Mis à jour avec le prix allemand de la semaine

« L’aval de la filière joue dangereusement avec l’avenir de la production française ! », avertit un communiqué des FRSEA et JA de Bretagne et des Pays de la Loire. Le syndicalisme exprime son refus de voir les aides conjoncturelles profiter aux abatteurs ou distributeurs. Le communiqué souligne que le prix français du 29 avril était inférieur de 13 cts à la référence allemande et de 9 centimes à la référence espagnole. A noter que cette semaine la référence allemande a perdu 15 centimes. Admettant que le prix de la carcasse avait significativement augmenté en mars, le syndicalisme déplore une stagnation depuis un mois. Or, l’aliment augmente fortement depuis le début de la guerre en Ukraine, laissant appréhender un coût de production de 2 euros dans les prochaines semaines, selon le communiqué.

Aller sur le Marché du porc breton

Les syndicats attendent des groupements de producteurs qu’ils renforcent significativement leurs apports au Marché du porc breton (MPB) « pour inciter les acheteurs à se rapprocher des prix des autres places européennes ». Ils déplorent « l’appauvrissement du catalogue du MPB », qui contribue selon eux « à scléroser dramatiquement la cotation française ».

Les éleveurs ont obtenu des aides de l’Etat pour compenser en partie leurs pertes financières subies de septembre 2021 à février 2022. Celles-ci sont temporaires et ont vocation à limiter l’hémorragie chez les éleveurs, rappellent les syndicats. « Seul un prix de marché en cohérence avec la dynamique européenne et l’envolée des charges contribuera à maintenir la production pour assurer la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations », conclut leur communiqué.

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