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Relations commerciales
Les éleveurs de porc invitent à considérer l’indicateur de coût

Le prix du porc est bas, les matières premières sont chères… Les éleveurs s’adressent aux autres maillons de la filière.

La production de porcine aux Pays-Bas continue de baisser pour autant le pays ne renonce pas à sa conquête du marché mondial.
© Claudine Gérard pour Réussir

Les FRSEA de Bretagne et des Pays-de-la-Loire lancent un appel à revaloriser les prix d’achat du porc.

« Depuis mi-juin, le cours du porc a chuté en dessous de la barre des 1,35 €/kg. Dans le même temps les cours des céréales et protéines continuent d’enregistrer des hausses significatives qui orientent le niveau du coût alimentaire pour l’année », s’exclament les syndicats du Grand Ouest.

Techniquement, elles appellent « tous les maillons » à se servir des indicateurs de coût de production interprofessionnels.

Plus politiquement, elles demandent que les opérateurs privilégient « au maximum » le Porc français, libellé VPF et soutiennent la montée en gamme répondant aux attentes sociétales et réglementaires.

« Il y zéro ruissellement avec Egalim  »

« Aucun opérateur n'utilise l'indicateur de coût de production interprofessionnel, à part certains distributeurs auprès d'un nombre limité d'éleveurs », déplore Carole Joliff, présidente de la FDSEA des Côtes-d’Armor.

"Pire" en RHD sans obligation d'afficher l'origine

Interrogée sur les relations commerciales dans les circuits de la RHD, l’éleveuse affirme qu’elles sont « pire » : « Sans obligation d'afficher l'origine, ils achètent du porc étranger, notamment d'Espagne », regrette-t-elle. Carole Joliff conclut : « Il y zéro ruissellement avec Egalim 1; on attend beaucoup du projet de loi Besson-Moreau, et on espère une préférence de la viande de porc française ».

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