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Renégociations commerciales : les industriels de la charcuterie n’en veulent pas non plus

Dans un communiqué, la FICT s’insurge des propositions de Bruno Le Maire pour contrer l’inflation, rappelant que les industriels de la charcuterie sont tributaires des cours du porc.

jambon
La Fict ne veut pas de renégociations commerciales
© Aneta Voborilova

La charcuterie doit être exemptée des renégociations commerciales proposées par Bruno Le Maire, s’indigne la FICT dans un communiqué de presse.

Le syndicat professionnel rappelle que l’achat de la matière carnée représente 50 % des coûts de production. Or les cours du porc ont bondi en 2022 et sont restés élevés depuis. Les entreprises ont aussi subi de plein fouet la hausse des prix de l’énergie dont elles sont grandes consommatrices, ainsi que celle du transport et des salaires. En 2023, 19 entreprises du secteur ont déjà été portées en défaillance. Le syndicat rappelle aussi que « Selon le rapport 2023 de l’Observatoire de la formation des prix et des marges, le rayon charcuterie est le plus gros pourvoyeur de marges pour les distributeurs, avec un taux de marge nette (9,7%) quatre fois plus élevé que la moyenne des autres rayons ».

 « Nous avons pleinement conscience de l’enjeu de l’inflation pour les consommateurs. L’intérêt pour les entreprises est que leur tarif soit le plus bas possible afin de ne pas être un frein à l’achat… à condition que le tarif permette d’assurer la pérennité de l’entreprise. » indique Martine Leguille-Balloy.

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