Aller au contenu principal

Débouché
HVE, un critère complémentaire pour la restauration collective

La mention « issu d’une exploitation certifiée HVE » rentre dans les objectifs de montée en gamme assignés à la restauration collective à l’horizon 2022. Un critère jugé plus abordable que d’autres et qui intéresse de plus en plus.

Jusqu’au 31 décembre 2029, les produits « issus d’une exploitation disposant d’une certification environnementale de niveau 2 » sont acceptés dans les 50% de produits de qualité imposés par la loi Egalim. © Mouans-Sartoux
Jusqu’au 31 décembre 2029, les produits « issus d’une exploitation disposant d’une certification environnementale de niveau 2 » sont acceptés dans les 50% de produits de qualité imposés par la loi Egalim.
© Mouans-Sartoux

L’article 24 de la loi Egalim et son décret d’application no 2019-351 du 23 avril 2019 prévoient qu’au plus tard le 1er janvier 2022 les restaurants collectifs chargés d’une mission de service public devront proposer au moins 50 % en valeur (hors taxes d’achats) de produits alimentaires de qualité. Entrent dans cette catégorie, le bio (qui doit représenter au moins 20 % du total des achats), les signes de qualité (label Rouge, AOP, IGP), mais aussi la mention « issu d’une exploitation à Haute Valeur environnementale ». Et jusqu’au 31 décembre 2029 les produits « issus d’une exploitation disposant d’une certification environnementale de niveau 2 » sont acceptés.

On va en parler de plus en plus

« C’est un critère que l’on ne connaissait pas, mais on va en parler de plus en plus. Restau’co travaille depuis la préparation de la loi à sensibiliser ses fédérations amont sur le sujet », confie Marie-Cécile Rollin, directrice de Restau’co, réseau représentant la restauration collective autogérée. « Demander à tous les restaurants de proposer 20 % de produits biologiques et 30 % de label Rouge par exemple ce n’est pas possible, c’est intéressant d’avoir la complémentarité des produits issus d’exploitations HVE », souligne-t-elle. Des produits pouvant facilement être spécifiés dans les appels d’offres sans risque juridique.

Quid des produits élaborés ?

Restent quelques points essentiels à lever. La restauration collective a besoin de connaître quelles sont les exploitations reconnues HVE, quel volume de produits elles représentent et que la démarche soit identifiable sur les produits, relève Restau’co. Un travail est engagé sur le sujet au sein de l’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel), dont Restau’co est membre. « On rencontre régulièrement les grossistes pour qu’ils relaient nos besoins », souligne Marie-Cécile Rollin.

Autre élément restant à éclaircir : la question des produits transformés. Quid du pain réalisé avec des céréales provenant d’exploitations certifiées, au même titre qu’un rôti de viande de porc label Rouge précuit ? Le décret ne précise pas si les recettes élaborées à partir de produits bénéficiant d’un signe de qualité ou d’une mention type issus d’une exploitation HVE peuvent entrer dans les 50 % et sur quel mode de calcul. « C’est une question que l’on suit et que l’on a posée au ministère de l’Agriculture », explique la directrice de Restau’co.

Cette réflexion qui pourra être mise sur la table du Conseil national de la restauration collective (CNRC) qui termine actuellement un travail sur le suivi des objectifs de la loi Egalim et a pris du retard avec les mouvements sociaux de fin d’année. « C’est un peu tendu, car des appels d’offres sur plusieurs années sont actuellement lancés pouvant ainsi déjà concerner l’année 2022 », pointe Marie-Cécile Rollin.

Les plus lus

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Dinde en élevage
« La production de dinde est stable en 2025, c’est une bonne nouvelle »

Après plusieurs années de recul, la filière dinde semble retrouver de la stabilité dans les abattages en France. Malgré une…

Les prix des œufs arrêtent leur progression en Europe avant les fêtes

L’évolution des prix des œufs français, au 12 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio