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Soignon va profiter du lait de chèvre de Prospérité fermière

En plein développement sur le segment des yaourts au lait de chèvre, Soignon va pouvoir profiter de la collecte de lait de chèvre de Prospérité fermière Ingredia après l’accord signé avec Eurial.

Au 1er rang de gauche à droite Samuel Bar, président de Prospérité Fermière et Olivier Athimon, DG d'Eurial.
© DR

Le 5 avril dernier, Prospérité fermière Ingredia et Eurial ont signé un contrat de vente de lait de chèvre bio pour une durée de 7 ans. La coopérative va fournir à terme 2 millions de litres de lait à Eurial, qui seront transformés en fromages et en produits ultrafrais. « Pour Eurial, ce partenariat est l’occasion de répondre à la demande croissante en lait de chèvre bio avec une livraison plus régulière grâce au climat de la région. À terme, nous prévoyons d’utiliser la technologie de pointe de l’usine d’Ingredia pour développer des ingrédients à base de lait de chèvre, comme les poudres, les protéines que nous ne produisons pas », explique Olivier Athimon, directeur général d’Eurial. Marque de chèvre de la coopérative laitière, Soignon va pouvoir bénéficier de ce nouvel apport de matière première.

Une seule référence actuelle en bio

À l’occasion d’une conférence de presse le 6 avril, les équipes marketing de la marque avaient évoqué l’idée de collecter du lait de chèvre bio en dehors de leur coopérative. Pour l’heure, le bio ne représente encore que très peu de volumes, puisque Soignon n’est présent sur le marché qu’à travers une référence de fromage (bûche).

Il y a une vraie problématique d’approvisionnement

« La filière bio sur le chèvre est très petite et n’est pas encore structurée, mais on a des demandes d’éleveurs et on y réfléchit », avait alors déclaré Laurent Debande, directeur général de l’unité stratégique fromage et beurre de Soignon. En règle générale, sur le lait de chèvre, « il y a une vraie problématique d’approvisionnement. Nous allons dans les écoles, au Salon de l’agriculture pour pousser les jeunes à s’installer. Nous avons des plans de conversion pour avoir de nouveaux éleveurs. Certains vont chez nos confrères aussi », ajoute-t-il. La marque s’approvisionne « à 90 % » auprès de ses adhérents ou sur le territoire français, et à la marge en dehors de France. Sur le lait de brebis, la coopérative ne détient pas sa propre collecte, et « fait appel à des producteurs extérieurs dans le sud-ouest de la France, mais des réflexions sont en cours pour l’intégrer », commente Laurent Debande.

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