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Céréales
Repli généralisé des cours des grains dans le monde

Les prix du blé tendre sur les places hexagonales ont chuté d’une semaine sur l’autre, entraînant l’orge fourragère dans leur sillage et le maïs, dans une moindre mesure.

Evolution des cours des principales céréales

Période du 21 au 28 avril. Les cotations du blé tendre et de l’orge fourragère en rendu Rouen ont, respectivement, perdu 8,50 €/t et 8 €/t sur la période. Celles du maïs 2 €/t tandis que celles du blé dur n’ont pas évolué. Et ce, dans le sillage du contrat blé sur Euronext et des contrats céréaliers à Chicago. Seul le maïs sur le marché à terme européen est stable d’une semaine sur l’autre.

Les précipitations qui arrosent les régions productrices en Europe, dont la zone mer Noire, et aux États-Unis sont bénéfiques aux cultures, en proie au déficit hydrique. Les prévisions pour les six à dix prochains jours anticipent des pluies sur la majeure partie de la zone de production états-unienne du maïs. De plus, aux États-Unis, le blé est victime de la fermeture d’ateliers de volaille, qui limite la demande, tandis que le maïs subit la crise du secteur de l’éthanol. La chute du pétrole, qui a perdu près de 25 % à New York lundi 27 avril, a pesé, par ricochet, sur l’éthanol, un biocarburant fabriqué à partir de maïs. Les mesures de confinement pour limiter la propagation du Covid-19 ont en effet conduit à un ralentissement de la production d’éthanol aux États-Unis et à un effondrement de la consommation, ce qui a fait baisser le cours du maïs.

Sur la scène internationale, les exportations hebdomadaires états-uniennes sont dans les attentes des opérateurs en blé (501 333 t) et en maïs (1 078 175 t), selon l’USDA. Les exportations européennes de blé s’affichent, au 26 avril, à 27,97 Mt (contre 17,16 Mt en 2019 à la même période). Les exportations d’orges s’élèvent à 6,13 Mt (contre 3,77 Mt), et les importations de maïs à 17,08 Mt (contre 20,12 Mt).

Dégradation des conditions de culture en France

Dans les champs hexagonaux, les conditions de culture bonnes à très bonnes du blé tendre en France, en semaine 16, ont régressé de 61 % à 58 % (79 % en 2019), de 60 % à 57 % en orge d’hiver (75 % en 2019), de 78 % à 69 % en orge de printemps (86 % en 2019), selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer. Celles du blé dur stagnent à 63 % (70 % en 2019). Les semis de maïs ont progressé de 25 % à 52 % en semaine 16 (48 % en 2019), avec une levée effectuée à hauteur de 14 % (1 % en semaine 15 et 8 % en 2019).

Côté fondamentaux, les rendements du blé tendre dans l’UE pour la récolte 2020 sont attendus à 5,87 t/ha (contre 5,88 t/ha le mois dernier), selon la Commission européenne (Mars). Ceux de l’orge d’hiver sont estimés à 5,92 t/ha (contre 5,91 t/ha en mars).

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