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Emballage
Recycler au futur avec un filigrane

Un projet collectif veut doter les emballages plastique d’une sorte de « passeport numérique » qui les suivra jusqu’à leur fin de vie. Explications.

La feuille de route prévisionnelle de Holy Grail 2.0, présentée par l'Association des industries de marques. © Holy Grail
La feuille de route prévisionnelle de Holy Grail 2.0, présentée par l'Association des industries de marques.
© Holy Grail

Les emballages de demain cacheront peut-être un filigrane servant à les orienter en centres de tri vers la filière de recyclage appropriée. L’Association des industries de marques (AIM) développe une telle technologie numérique dans le cadre du programme nouvelle économie du plastique mené par la Fondation Ellen MacArthur. Le projet nommé Holy Grail (Saint Graal) associe plus de 85 entreprises et organisations de l’ensemble de la chaîne de valeur des emballages. Il entre dans sa seconde phase, Holy Grail 2.0. Les filigranes numériques révolutionneraient la façon dont les emballages sont triés dans le système de gestion des déchets, selon le collectif. Il ferait gagner le recyclage en efficacité et en qualité.

Un prototype en janvier 2021

Le projet Holy Grail a reçu une validation de principe après des tests sur une ligne de tri d’emballages de plastiques rigides et souples. Les industriels participent désormais à la prochaine étape dans le cadre de HolyGrail 2.0, incluant toute la chaîne de valeur. Le planning prévoit qu’un prototype émergera en janvier 2021 afin de démarrer les essais semi-industriels en mars suivant. Deux autres essais industriels devraient démarrer début 2022 pour une restitution du projet en août de la même année.

Le filigrane numérique est envisagé sur tous types d’emballages et le projet est ouvert à toutes entreprises. Il s’agit d’un code imperceptible, de la taille d’un timbre-poste, comme précisé dans un communiqué de l’AIM. Il est placé sur la surface des emballages des produits de consommation. Il peut contenir une grande variété d’informations, telles que le nom du fabricant, l’unité de gestion des stocks (UGS), le type de plastique utilisé, la composition des éléments multicouches, s’il s’agit de contenants alimentaires ou non, etc. Le filigrane numérique doit pouvoir être détecté et décodé sur la ligne de tri à l’aide d’une caméra haute résolution standard. Sur la base des informations transférées, la ligne de tri dirigera ensuite les emballages vers les flux correspondants. AIM souhaite que cette technologie vienne renforcer l’efficacité et la précision des flux de tri, donc l’économie du recyclage.

General Mills, Mondelez, Arla Foods…

La première phase un du projet, Holy Grail 1.0, en 2019, avait identifié des priorités quant aux emballages à mettre à l’essai. Ces priorités étaient par exemple l’emballage alimentaire versus non alimentaire, les emballages recyclables versus compostables, identification des opercules et manchons, le développement de nouvelles matières, les mono matériaux des contenants thermoformés et des films. AIM et ses parties prenantes explorent et évaluent différentes pistes.

Selon l’actuelle feuille de route du projet Holy Grail 2.0, un essai industriel devrait démarrer entre septembre et octobre 2021. Parmi les grandes entreprises agroalimentaires parties prenantes, on remarque General Mills, Mondelez, Arla Foods, The Kraft Heinz Compagnie, Kellog’s, Pepsico, Vandemoortele…

Tomra Recycling, premier hôte de Holy Grail 2.0

Les locaux de Tomra Recycling, la branche recyclage de l’équipementier spécialiste du tri, ont accueilli la session de lancement du projet Holy Grail 2.0 à l’automne 2019. Celle-ci entend jouer un rôle clé dans le développement de la technologie du filigrane et montrer sa capacité à rapprocher les principaux acteurs de l’économie circulaire des emballages plastique. Les participants ont assisté à une démonstration de reconnaissance de matériaux d’emballage portant des filigranes numériques, à partir d’une machine de tri optique Tomra équipée du module complémentaire dédié.

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