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Rabobank prévoit une hausse de 2 % des échanges mondiaux de volailles en 2026

La Rabobank prévoit une nouvelle croissance de la production et du commerce mondial de la volaille en 2026. Ces perspectives pourraient toutefois être perturbées en cas de tensions géopolitiques, ainsi que par des aléas météorologiques et sanitaires durant l’année.

poussins en élevage
La consommation de volailles dans le monde progresse.
© Catherine Takougang

Après trois années consécutives de croissance proche de 3 %, le secteur avicole mondial devrait poursuivre son expansion en 2026, avec une hausse de la production estimée à 2,5 %, selon Rabobank. Le commerce mondial de volailles devrait croître de 1,5 à 2 %. 

Des facteurs favorables à la croissance du marché de la volaille

La banque identifie en premier lieu la neutralité culturelle de la viande de volaille comme un moteur clé de la demande. Contrairement à d’autres protéines animales, notamment le porc, la volaille fait face à moins de contraintes culturelles ou religieuses, ce qui favorise sa consommation à l’échelle mondiale. Cette dynamique est renforcée par l’amélioration des conditions économiques dans plusieurs régions en croissance, notamment en Asie, en Afrique et sur le continent américain.

La volaille bénéficie également de prix compétitif, renforcé par l’offre relativement faible en viande bovine et œufs. À cela s’ajoutent des tendances de consommation favorables, telles que la recherche de praticité, de diversité et d’alimentation perçue comme plus saine. Rabobank souligne par ailleurs que la montée en puissance des traitements amaigrissants de type GLP-1 pourrait soutenir davantage la demande de poulet, cette viande s’inscrivant bien dans les régimes alimentaires recommandés.

Ces croissances sont également favorisées par des prix de l’alimentation animale avantageux.

Lire aussi : Traitement contre l’obésité : les habitudes de consommation changent aux États-Unis, où en est-on en France ? 

Des relais de croissance en Amérique latine et en Asie du Sud-Est

Les perspectives de croissance sont fortes en Amérique latine et en Asie du Sud-Est. Le Brésil et la Chine apparaissent bien positionnés pour accroître leur part de marché à l’international.  

Ces pays restent toutefois exposés à des facteurs de volatilité, qu’il s’agisse des évolutions des accords commerciaux, notamment avec les États-Unis et l’UE-Mercosur, ou des risques sanitaires liés à la grippe aviaire.

Lire aussi : 14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record 

L’Hémisphère nord, encore prudent sur ses perspectives de croissance

Rabobank avertit que la production agricole dans l’hémisphère nord est encore au début de la saison, ce qui signifie que les conditions météorologiques peuvent encore influencer les récoltes.

Par ailleurs, la pression de la grippe aviaire demeure élevée dans l’hémisphère Nord et pourrait affecter significativement la production et les flux commerciaux en cas de nouvelle propagation hivernale. Les incertitudes géopolitiques et commerciales restent également présentes, notamment autour d’éventuels accords commerciaux tels que l’UE-Mercosur ou des évolutions des relations avec les États-Unis, susceptibles d’influencer les échanges internationaux de volailles.

La banque souligne aussi qu’une progression rapide de la production en Europe, aux États-Unis, en Inde et en Chine pourrait accroître le risque de déséquilibre entre l’offre et la demande. Dans ces régions, un ralentissement du rythme de croissance de l’offre pourrait être nécessaire afin de limiter les risques de surabondance.

Lire aussi : Poulet ECC : « c’est un moment intéressant pour se démarquer, aller chercher des marchés, y compris en restauration » 

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