Aller au contenu principal

Projets et difficultés de NatUp pour « connecter les débouchés »

La coopérative polyvalente normande NatUp continue d’agir pour élargir ses marchés. Ce qui suppose d’en garantir l’approvisionnement avec ses adhérents.

 

l'assemblée générale 2023 de NatUp, au centre, le président président de NatUp Antoine Declercq et le directeur général Patrick Aps
© Natup

« Connecter les débouchés », c’est-à-dire coordonner des productions rémunératrices et des marchés ; tel est le principe de durabilité de la coopérative polyvalente normande NatUp. Le président de NatUp Antoine Declercq et le directeur général Patrick Aps en ont donné des exemples aux journalistes à l’issue de l’assemblée générale s’étant déroulée la semaine passée. 

  • Côté légumes préparés, la marque Lunor devrait offrir dès le printemps 2025 de nouvelles préparations de légumes pasteurisées (et non plus seulement stérilisées) à l’intention de la grande distribution ou de la restauration collective locale. « Ces préparations auront une DLC réduite mais davantage de saveur et de valeur nutritionnelle », vante Patrick Aps. Une gamme « Fraîchement cuit, fraîchement bon » sortira d’une « usine 4.0 » construite près de l’actuelle usine de Luneray (Seine Maritime) fonctionnant selon la « marche en avant » sous 10 000 m2 de toiture. Une première ligne, annoncée plus performante et compétitive, devrait être opérationnelle au printemps 2025. L’approvisionnement en pommes de terre et autres légumes ne va pas de soi pour les filiales légumières de NatUp. Ceci en raison des arbitrages au champ entre cultures et appel du marché belge. La lentille souffre de ce contexte. « Nous sommes à nouveau obligés d’en importer parce qu’il est difficile d’en faire produire à des coûts industriellement intéressants », a concédé le DG. 
  • Côté viandes, NatUp développe la distribution au grand public à travers ses 35 magasins Les éleveurs de la Charentonne, maintenant l’objectif d’en ouvrir 5 par an. Sur les 3 000 tonnes de viandes de boucherie, 40% proviennent aujourd’hui des coopérateurs. Un atelier de transformation a été monté à Volvic ainsi qu’un centre de découpe dans la Somme, en appui du site de Gacé dans l’Orne. NatUp a le projet de développer un atelier de préparation de viande de volailles pour Les éleveurs de la Charentonne, dans la Somme. Cet outil serait opérationnel en 2025, et approvisionné par 15 à 20 élevages à mettre en place.
  • Côté diversification : NatUp se dote de deux nouvelles sections : des grains bio, du fait du refus des adhérents de la coopérative Biocer de rejoindre NatUp ; et des noisettes en lien avec la coopérative spécialisée Unicoque. Pour l’heure, un verger expérimental est planté.

Lire aussi : La coopérative NatUp prend sept engagements pour 2025

Résultats: Création de valeur et redistribution

L’objectif de NatUp de réaliser 50% d’Excédent brut d’exploitation (EBE) par des activités d’aval à l’horizon 2025 est maintenu, avec 40% déjà réalisés, notamment grâce à la fibre de lin et la distribution de détail. Pour son exercice 2022-2023, la coopérative affiche 51 millions d’euros d’EBE pour 1,6 milliards de chiffre d’affaires au 30 juin 2023. C’est pour NatUp la deuxième année successive de création de valeur. Son résultat net de 20,8 millions d'euros lui a permis d’annoncer des redistributions de 7,8 millions d'euros aux adhérents à l’assemblée générale. L’exercice a aussi été marqué par 30 millions d’euros d’investissements, présentés comme exceptionnels. 

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

porcs en étable
L’Allemagne a perdu plus de 6 millions de porcs en dix ans, mais le cheptel rebondit

 L’Allemagne a enregistré une légère hausse de sa production porcine entre novembre 2025 et 2024. Cette reprise reste…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio