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Produits laitiers : le Royaume-Uni déficitaire

Le Royaume-Uni est déficitaire tant en matière grasse qu’en protéines laitières, estime AHDB Dairy. En 2018, notre voisin n’était autosuffisant qu’à 87 % pour la matière grasse et qu’à 89 % pour la protéine. C’est surtout du fromage que nos voisins importent. Le Royaume-Uni a aussi acheté 33 000 tonnes de beurre de plus qu’il n’en a exporté en 2018, affichant donc un déficit qui tend à se creuser en termes de volume. En valeur, le déficit tend encore plus à se creuser au vu du mouvement des taux de change. Dans le cas d’un Brexit no-deal, pour produire ces 33 000 tonnes de beurre qui vont manquer sur le marché anglais, le pays devrait collecter 675 millions de litres de lait supplémentaires. Mais leur transformation en beurre (si tant est que les capacités industrielles sont au rendez-vous) alourdirait le marché britannique de poudre de lait écrémé. Poudre qu’actuellement le Royaume-Uni exporte, notamment à 70 % vers l’Union. Sans accord, cette poudre serait soumise à des droits de douane (de 118 à 131 €/100 kg) et ne serait donc plus du tout compétitive dans l’Union. De plus, selon les propositions du gouvernement, les droits de douane seraient nuls sur les importations de poudre ! De quoi imaginer une chute des prix de la poudre qui ne rendrait plus la fabrication de beurre intéressante. Dans ce cas, les industriels britanniques pourraient plutôt décider d’importer de la crème pour fabriquer ce beurre manquant. Avec le report du Brexit, ils ont encore quelques mois pour s’adapter.

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