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Stratégie
Produit en Bretagne s’inscrit dans la RSE

L’association Produit en Bretagne veut renforcer sa responsabilité sociétale, au travers d’une démarche de progrès baptisée PEB 26000. Objectif : défendre, à travers la marque collective, l’idée d’un achat local et responsable.

Loïc Hénaff, président de Produit en Bretagne, a lancé la démarche PEB 26000 le 7 février lors de l'assemblée générale de l'association. © Produit en Bretagne
Loïc Hénaff, président de Produit en Bretagne, a lancé la démarche PEB 26000 le 7 février lors de l'assemblée générale de l'association.
© Produit en Bretagne

La première marque régionale collective de France, Produit en Bretagne, en a fait l’annonce lors de son assemblée générale, le 7 février à Vannes. Elle veut faire de la responsabilité sociétale un nouveau facteur différenciant pour ses adhérents, comme la production régionale l’est depuis sa naissance, en 1993. « Produit en Bretagne, en 2020, c’est l’achat local pour l’emploi mais de façon responsable », résume l’association qui revendique quatre cent trente-six entreprises adhérentes (110 000 salariés au total) dont cent trente issues de l’agroalimentaire.

Produit en Bretagne y songeait depuis un an avec le concours d’Alan Fustec, président de Lucie, présenté comme le plus important label RSE des PME en France. Son déploiement va se dérouler en plusieurs étapes. Il concernera dès cette année les candidats à l’adhésion à l’association – une centaine de dossiers constitués par an dont quarante se présentent en commission d’adhésion pour une trentaine d’élus. « Dans le questionnaire détaillé habituel, nous allons renforcer la partie liée à la RSE au travers de onze items (lire encadré, ndlr) », explique Malo Bouëssel du Bourg, directeur de Produit en Bretagne.

Démontrer un niveau d’exigences minimales

Parallèlement, l’association va développer des outils pour s’assurer que les entreprises engagées parviendront à progresser dans le sens de la RSE, via un rapport annuel digital simple. Lorsque ces outils numériques seront calés – « normalement dans le courant de l’année », précise Malo Bouëssel du Bourg –, les anciens adhérents entreront dans la danse. Ces éléments serviront d’indicateurs pour accompagner les adhérents dans leur démarche sociétale. L’objectif n’est pas de viser la certification Iso 26000 ou équivalente, mais « de démontrer un niveau d’exigences minimales », indique la marque. Autrement dit, de s’engager collectivement dans une démarche de progrès.

Pour les plus motivés, il sera toujours possible de construire sa certification Iso 26000 ou équivalent. « À ce jour, une trentaine d’entreprises agroalimentaires de Produit en Bretagne sont certifiées », explique Malo Bouëssel du Bourg. Les plus avancés pourront viser « la troisième marche en devenant entreprise à mission », selon la marque. Pour Malo Bouëssel du Bourg, la démarche Produit en Bretagne 26000 (PEB 26000) soulève forcément des questions chez les adhérents. Et il est tout à fait possible qu’elle soit vue comme une contrainte pour certains. Pas pour tous, loin de là. Les entreprises de services qui représentent la moitié des adhérents de Produit en Bretagne devraient y trouver leur compte : elles ne sont pas auditées comme les industries agroalimentaires.

La productivité des salariés augmente de 16 %

Il est avéré que l’engagement sociétal d’un acteur économique peut engendrer des bénéfices pour son image et ses produits. Produit en Bretagne a fait part, durant son assemblée générale dans son salon B2B, de données de performances. « Les produits écoconçus génèrent 12 % de marge supplémentaire, explique Malo Bouëssel du Bourg, la productivité des salariés augmente de 16 % et les accidents du travail diminuent de 15 %. »

Selon une étude de France Stratégie de janvier 2016 sur la RSE et la compétitivité dont quelques conclusions ont été présentées par la marque régionale, une entreprise engagée dans une démarche RSE affiche 13 % de performances de plus qu’une entreprise sans RSE.

Onze items pour progresser

Le questionnaire renforcé sur le volet RSE de Produit en Bretagne demande aux candidats de décrire leur achat local, leur engagement sociétal, la diversité au sein du capital, la sécurité au travail, la formation du personnel, les actions pour l’emploi, la politique qualité auprès des clients, la vigilance en matière de sécurité, de respect des fournisseurs, etc. « Beaucoup de choses ont été précisées dans ce nouveau questionnaire, avec la volonté de faire de la RSE un élément de politique générale de l’entreprise », précise Malo Bouëssel du Bourg.

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