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Les pays exportateurs auraient moins de blé disponible que ne l’estime l’ USDA
Pourquoi le blé restera cher en 2018-2019 selon Agritel

Bateau panamax chargeant du blé à Rouen.
© Senalia

La France engrange 34,2 millions de tonnes de blé cette année estime Agritel, c’est « la troisième plus faible récolte depuis dix ans », a souligné ce matin devant la presse Michel Portier, DG de cette société d’expertise des marchés céréaliers. Ceci dans le contexte de récoltes également faibles dans les sept autres premiers pays exportateurs mondiaux, à l’exception de l’Argentine. L’analyste Alexandre Boy a estimé que les perspectives d’exportation de la Russie sont surévaluées par l’ USDA, considérant que ce pays consommera davantage en alimentation animale que ne le prévoit l’administration américaine. La mer Noire, plus globalement, vendra moins. Or, Agritel prévoit que l’ UE exportera « le volume le plus bas depuis 2011-2012 », contredisant sur ce point aussi l’ USDA. Selon les experts, le stock de fin de campagne en juin 2019 des grands exportateurs va atteindre un plus bas historique, inférieur à 15%. La demande communautaire poussera la France à exporter un niveau relativement élevé dans l’ UE : 7,8Mt, selon Agritel ; le volume sur pays tiers, concentré sur les marchés traditionnels d’Afrique, atteindrait 8 Mt. Michel Portier constate une indéniable bonne qualité et avance un prix moyen du blé de 180 euros/tonne rendu Rouen pour la campagne. Un niveau toutefois insuffisant, selon lui, pour compenser l’impact des bas rendements de 2016 sur les trésoreries des céréaliers, et défavorable aux éleveurs.

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