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Aviculture
Poule de réforme : bilan d’un hiver assez calme

Sur le marché des poules de réforme, les ventes ont été régulières cet hiver. Certains abattoirs ont connu des difficultés d’approvisionnement, mais n’ont pas cherché à renchérir pour se couvrir, faute de débouchés.

Difficile de comparer une année aux précédentes pour les opérateurs de poules de réforme puisqu’elles ont été marquées par des restructurations d’entreprises, la grippe aviaire, la crise du fipronil. On peut néanmoins dire que l’hiver 2018-2019 aura été moins surprenant que les précédents. Si certains abattoirs ont eu des plannings peu remplis, car les réformes ont été limitées dans l’ensemble, il n’y a pas eu de course aux approvisionnements. Dans un contexte d’exportations vers l’Afrique de l’Ouest moins rémunératrices qu’autrefois, ils ont préféré moins abattre plutôt que rogner sur leurs marges déjà limitées. À l’achat, les prix des poules sont ainsi restés stables.

Une offre qui évolue

Le développement de la production d’œufs biologiques conduit à la hausse des abattages de poules bios. Si de rares filières de valorisation commencent à voir le jour, la majorité des poules sont déclassées et parfois moins bien reçues par les abattoirs, notamment car les lots sont petits. Les réformes sont attendues plus nombreuses dans les mois qui viennent dans un contexte de marché de l’œuf bio que certains entrevoient plus encombré.

Du côté des poules de reproduction, l’offre évolue aussi. Dans un contexte de montée en gamme de l’aviculture française et de baisse des exportations vers les pays tiers, les souches utilisées évoluent. Les PM3 laissent davantage de place aux 308, plus lourdes. Pour les acheteurs de ces produits, notamment les grossistes qui revendent aux volaillers sur les marchés, ces poules qui font 2,6 à 3 kg de poids mort, semblent moins adaptées à la demande des consommateurs. Ils doivent par conséquent davantage informer leurs clients.

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