Œufs : pourquoi les prix baissent en Allemagne, malgré les manques liés à la maladie de Newcastle
Des magasins limitent les achats des consommateurs d’œufs dans certaines régions allemandes. Pour autant, la cotation Weser-Ems s’inscrit toujours en nette baisse.
Des magasins limitent les achats des consommateurs d’œufs dans certaines régions allemandes. Pour autant, la cotation Weser-Ems s’inscrit toujours en nette baisse.
Deux boîtes d’œufs par caddie, c’est la limite qu’a établie Netto dans ses magasins du Nord et de l’Est de l’Allemagne. Les autres chaînes n’ont pas mis en place de mesure similaire. « Il y a un foyer de maladie de Newcastle près de Berlin, un autre en Bavière. Les opérateurs qui ont des contrats avec ces élevages font face à des ruptures d’approvisionnements » décrit Margit Beck du Meg. Et de préciser, « ces tensions ne sont que régionales et ne reflètent pas la réalité du marché de l’œuf au niveau de l’Allemagne ». La maladie de Newcastle a fait retour en Allemagne après 18 ans d’éradication.
« Ces tensions ne sont que régionales et ne reflètent pas la réalité du marché de l’œuf au niveau de l’Allemagne »
Les prix des œufs continuent de baisser en Allemagne
La cotation allemande de Weser-Ems du 9 juillet affichait des prix stables à haussiers pour les œufs de calibre L et XL de code 2, à cause des fortes chaleurs qui ont baissé le poids des œufs. Néanmoins, la baisse restait de mise dans le calibre M, avec un repli de 1 €/100 œufs sur la semaine pour le code 2 et de 0,80 centimes pour le code 3. « La rapidité de la baisse est inattendue, nous misions sur un tassement moins prononcé » explique la spécialiste allemande.
« La rapidité de la baisse est inattendue »
À l’heure actuelle, la cotation de l’œuf M de code 2 en Allemagne est sous la cotation de l’œuf M de code 3 en France. « Certes, les cours sont sous l’heure niveau de l’an dernier, mais si l’on compare avec les prix de 2024, ou auparavant, ils restent corrects », nuance-t-elle. La consommation allemande chute chaque été, alors que de nombreux ménages quittent le pays pour les congés. « Mais la demande est conforme aux habitudes, d’où des questionnements sur l’ampleur de la baisse » s’interroge Margit Beck, qui note tout de même que les chaleurs ont pénalisées la consommation fin juin.
Sur les cinq premiers mois de l’année, l’Allemagne à certes importé moins d’œufs de Pologne, touchée par la grippe aviaire puis Newcastle, mais a davantage importé d’œufs des Pays-Bas. « Nous attendons de voir le plancher, qui devrait être atteint ces prochaines semaines », conclut-elle.
Baisse des prix des œufs aux Pays-Bas aussi
Cette tendance à la nette baisse des prix restait aussi de mise aux Pays-Bas, la cotation Nop du code 2 affichant des reculs de 64 à 75 centimes/100 œufs selon les calibres. L’industrie était aussi à la baisse.