Aller au contenu principal

Œufs et ovoproduits : SNO Bessin doit « s’adapter en permanence »

Multiplication des codes, difficulté d’approvisionnement, la flexibilité est la clé pour la Société normande d’ovoproduits Bessin.

Yannick Bessin, président de SNO Bessin.
Yannick Bessin, président de SNO Bessin.
© Virginie Pinson

Au cœur du bocage normand, SNO Bessin emploie une trentaine de personnes. L’entreprise est bien connue dans la filière pour son activité de négoce. « Nous travaillons avec une bonne partie des opérateurs français, surtout en Bretagne et Normandie, mais aussi dans le reste de la France. Quand ils ont trop d’œufs, ou en manquent, ils nous appellent », explique Yannick Bessin, président de la société et troisième génération aux manettes.

Autre pan de l’activité, la casserie, installée depuis le début 2000 dans l’ancienne usine Lanquetot, proche d’Orbec (Calvados), rénovée. « Aujourd’hui, on travaille principalement sur de l’alternatif, il faut s’adapter en permanence. On est ainsi passé de quelques cuves de préstockage à une dizaine, pour gérer les quatre codes, mais aussi les appellations : œufs frais, œufs de France…, résume le jeune dirigeant qui vient de passer une période compliquée avec la grippe aviaire. On a dû garder des œufs normalement destinés au conditionnement pour faire tourner la casserie et continuer de livrer les ovoproduits. »

Pour pallier le manque d’œufs, certains utilisateurs d’ovoproduits ont ouvert leurs cahiers des charges pour accepter aussi des œufs origine UE, « mais maintenant, on se prend un retour de bâton, il y a une forte pression sur les prix dans l’Hexagone pour s’aligner avec les niveaux plus bas de nos voisins », déplore Yannick Bessin.

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio