Aller au contenu principal

Muroise et compagnie déménage sa production

Le fabricant de confitures a investi 1,2 million d’euros dans un atelier moderne à Vallet tout en gardant son mode de production artisanal.

Que de chemin parcouru depuis 2012 ! Cette année-là, Estelle Sauvion-Durand et Magali Beck s’associent pour créer Muroise et compagnie, reprenant l’activité confiturière du père de la première, également vigneron. La muroise, un hybride naturel de la mûre et de la framboise produit localement, fait le succès de la jeune société. Elle a réalisé 610 000 euros de chiffre d’affaires l’an dernier et, pour poursuivre sa croissance, a quitté son site de production d’origine à Vallet (Loire-Atlantique) pour se doter d’un nouvel outil de 800 m2 sur la même commune. L’investissement se monte à 1,2 million d’euros, dont 288 000 euros d’aides.

Une partie du processus de fabrication a été automatisée (convoyage, capsulage, lavage, refroidissement avec un système innovant), mais la production Muroise et compagnie « reste sur de l’artisanat pur et dur, c’est notre ADN », confient ses dirigeantes. La cuisson des fruits se fait au chaudron de cuivre. Le dénoyautage et l’épluchage se font à la main, tout comme le remplissage des pots afin de garantir la présence de morceaux généreux de fruits dans les confitures. Produite à partir de fruits IGP et bios en grande partie et de sucre roux, la gamme comporte une quarantaine de recettes dont quinze en bio (30 % de l’activité). De nouvelles recettes sont attendues en 2020, alors que le logo et l’étiquette des pots ont été revus. À côté de sa marque, présente en épicerie fine et sur le circuit bio, la société réalise un gros tiers de son activité en GMS avec la marque Marie du Cléray.

Avec ce nouvel outil, Muroise et compagnie peut doubler sa production annuelle, à 200 000 pots aujourd’hui, et vise 1 million d’euros du chiffre d’affaires à trois ou quatre ans. Des développements sur l’exportation, l’hôtellerie et la vente en ligne sont notamment attendus.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio