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Ovins
Moins de viande ovine sur le marché communautaire

L’approvisionnement de l’Union européenne en viande ovine diminue. La production se replie, tout comme les importations, tandis que les exportations restent en hausse.

Les principaux pays producteurs de l’UE (hors Irlande) ont vu leur production reculer au premier semestre 2020. © J. C. Gutner
© J. C. Gutner

Au cours des six premiers mois de l’année, la production de viande ovine dans l’UE-27 s’est contractée autour de 210 000 tonnes, soit un repli d’environ 4 % par rapport au premier semestre 2019, selon les données d’Eurostat. Mis à part l’Irlande qui fait figure d’exception avec une production en hausse de 2 % d’une année sur l’autre, tous les principaux pays producteurs de l’UE ont vu leur production reculer au premier semestre. Un repli qui s’explique principalement par la forte chute de la production observée en avril et en mai (-10 %/2019), en répercussion de la pandémie de coronavirus, mais qui reflète également un resserrement du cheptel. La baisse des abattages ne se limite pas à l’espace communautaire puisque la production a également diminué au Royaume-Uni, d’environ 10 % par rapport à l’année dernière. Un fort repli annuel qui s’explique là encore par la chute de la production observée en avril et en mai, au plus fort de la crise sanitaire, mais qui fait également suite à une année 2019 dynamique. Les abattages britanniques ont en effet été soutenus en 2019 avec une production en hausse de 6 % par rapport à 2018, de sorte que le cheptel reproducteur s’est contracté de 4 % d’une année sur l’autre.

Les importations poursuivent leur recul

Déjà à l’œuvre depuis plusieurs années, la tendance au repli des achats européens s’est poursuivie en 2020, accentuant ainsi la contraction de l’approvisionnement du marché communautaire. L’UE-27 a ainsi importé environ 54 500 tonnes de viande ovine au cours des cinq premiers mois de 2020. C’est 10 800 tonnes de moins qu’en 2019, soit un repli de 16,5 %, selon AHDB. À l’image des importations françaises, qui se sont contractées de 29 % en avril, la baisse de la demande européenne a été particulièrement marquée au début du deuxième trimestre 2020. Tous les fournisseurs de l’UE ont été affectés. Cependant, les volumes en provenance du Royaume-Uni ont enregistré un repli beaucoup plus rapide en raison du délai d’expédition plus court que ses concurrents océaniens. Les expéditions britanniques en direction du l’UE ont ainsi chuté dès le mois de mars, tandis que les importations depuis la Nouvelle-Zélande se sont repliées à partir d’avril.

Des expéditions dynamiques vers les pays tiers

En parallèle du repli des importations, les envois de viande ovine de l’UE ont progressé. En cumul sur le premier semestre, les exportations de viandes ovines fraîche et congelée de l’UE-27 vers les pays tiers (hors données Royaume-Uni) ont dépassé les 16 000 tonnes équivalent carcasse, progressant ainsi de plus de 43 % par rapport à 2019. Une hausse largement attribuable à l’augmentation des envois de viande congelée (+70 %), mais qui devrait s’atténuer sur le reste de l’année 2020 du fait de disponibilités moins importantes. Sous l’effet conjugué du resserrement de l’offre, du repli des importations et de la hausse des exportations, la consommation apparente devrait diminuer de près de 3 % en 2020, selon les estimations de la Commission européenne.

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