Aller au contenu principal

Influenza aviaire
Mise à l'abri des volailles des petits élevages indépendants : la question économique soulevée

Alors que le Conseil d’Etat a rejeté le recours de syndicats et d’associations contre l’obligation de protéger les volailles contre l’avifaune sauvage, des députés soulèvent les difficultés économiques consécutives.

 

Poule Bio. La Fnab fait partie des organisations déboutées par le Conseil d'Etat.
© Pascal Le Douarin

La mise à l’abri des volailles contre les oiseaux sauvages porteurs d’influenza aviaire s’impose absolument. C’est ce qui ressort de l’ordonnance du juge des référés du Conseil d’Etat daté du 24 décembre.

Cette ordonnance rejette le recours qui avait été déposé par le syndicat Confédération Paysanne, la FNAB (Fédération nationale d’agriculture biologique) et d’autres organisations comme l’Association Bio Consom’acteurs.

« La suppression des possibilités de dérogation aux obligations de claustration des volailles est au nombre des recommandations énumérées dans l’avis de l’Anses sur la base d’un retour d’expérience approfondi du précédent épisode d’épizootie ainsi que de l’étude comparée des facteurs de risque, … », argumente le Conseil d’Etat dans l’article 6 de son jugement.

Risque de cessations d’activité selon le député Falorni

Les organisations mettaient en avant l’absence de transition dans l’application de la mise à l’abri pour cause de risque élevé d’influenza hautement pathogène.

Les difficultés économiques engendrées par la mise à l’abri des volailles des petits élevages sont soulevées dans la question écrite (publiée le 21 décembre) du député Olivier Falorni.

« Les éleveurs de la Charente-Maritime (…) s’inquiètent de leur devenir. Comme beaucoup ne disposent pas de structures afin de claustrer et mettre à l’abri l’ensemble de leur élevage, cette mesure entraînerait alors la cessation de leur activité », écrit-il, demandant au Gouvernement « dans quelle mesure il peut adapter les normes afin de lutter contre la grippe aviaire mais aussi de garantir la pérennité des élevages ».

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio