Maladies bovines : pourquoi la Russie abat des vaches en Sibérie
Des abattages, des interdictions de mouvements et des quarantaines sont en cours dans les troupeaux bovins de Sibérie. Une simple gestion de cas de rage et de pasteurellose selon les autorités, mais cette version gouvernementale est contestée. Les éleveurs protestent.
Des abattages, des interdictions de mouvements et des quarantaines sont en cours dans les troupeaux bovins de Sibérie. Une simple gestion de cas de rage et de pasteurellose selon les autorités, mais cette version gouvernementale est contestée. Les éleveurs protestent.
Les autorités vétérinaires en Russie seraient en train de gérer une épidémie de rage et de pasteurellose dans le troupeau bovin de Sibérie, dans la région de Novosibirsk, selon les médias nationaux. Des mesures de quarantaine, restrictions de mouvement et abattages préventifs sont mises en place. Le gouvernement indemnise les éleveurs à hauteur de 1,77 €/kg par animal abattu. Une somme jugée insuffisante qui suscite des protestations.
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L’USDA soupçonne la fièvre aphteuse
Mais alors que plusieurs dizaines de milliers d’animaux ont été abattus, l’USDA pointe l’incohérence des mesures sanitaires avec la justification officielle incriminant rage et pasteurellose. Les analystes américains notent que les mesures prises par la Russie sont similaires à celles préconisées par la fièvre aphteuse : arrêt des exportations d’animaux, de produits laitiers, de cuirs et peaux. La pasteurellose se traite avec des médicaments et une quarantaine.
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Incertitudes sur les flux de bovins et produits laitiers en provenance de Russie
En parallèle, le Kazakhstan a interdit les importations d’animaux, viande, produits laitiers, produits d’origine animale en provenance de plusieurs régions de Russie au 11 février 2026. La Russie était exempte de fièvre aphteuse depuis l’été 2025. Les vétérinaires russes contactés par l’USDA ont évoqué une inadéquation entre les vaccins utilisés contre la FMD et la maladie, ils seraient peut-être même néfastes aux animaux.
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En 2025, la Russie a exporté pour plus de 75 millions d’euros de bétail vif, dont 6 millions d’euros vers les pays de l’Union économique eurasienne.