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Les prix de l’agneau remontent à l’approche des fêtes

Les prix de l’agneau se reprennent depuis mi-novembre entre baisse saisonnière des abattages et retour progressif de la demande des GMS pour les rayons festifs. Mais au quotidien, la consommation de viande d’agneau plonge alors que les prix sont prohibitifs. 

brebis rouge de l'ouest à la mangeoire
La consommation d'agneau est en chute libre en France
© Virginie Pinson

Les mises en avant de produits festifs ont commencé la semaine dernière et l’agneau n’a pas été oublié. Les fêtes de fin d’année sont un temps fort pour la consommation de pièces d’agneau, même si moins marqué que Pâques. Avec la forte hausse des prix de la viande ovine ces dernières années, cette tendance devrait se confirmer avec des achats qui se cantonnent aux grandes occasions. 

Lire aussi : « En trois ans, on a perdu 617 000 agneaux ! » : comment la filière ovine veut enrayer la baisse de production

Hausse des prix de l’agneau depuis novembre

À 9,52 €/kg en semaine 48, le prix moyen pondéré des agneaux français a progressé de 10,4 % depuis son plus bas annuel, atteint fin septembre. La hausse a particulièrement été prononcée en semaines 47 et 48 (+50 centimes sur deux semaines). Pour autant, ce PMP reste 6,9 % sous son niveau de l’an dernier, même date. C’est néanmoins plus que les années précédentes. En semaine 49, les prix sont restés sur une dynamique positive sur les marchés en vif. 

Davantage d’agneaux abattus en octobre

Si les prix ont été inférieurs à ceux de l’an dernier cet automne, c’est aussi car l’offre était un peu plus présente. Ainsi les abattages d’agneaux du mois d’octobre ont dépassé de 11,2 % leur niveau du même mois de l’an dernier. Une hausse à relativiser tout de même puisque Agreste indique que ces abattages étaient en retrait de 4,2 % par rapport à la moyenne quinquennale (2020-2024). 

Lire aussi : Viande ovine : l’Australie et la Nouvelle-Zélande en retrait sur le marché mondial

Une consommation de viande ovine à la peine

Le prix moyen d’achat de la viande ovine dépasse désormais le seuil symbolique des 20 €/kg. En cumul sur les trois premiers trimestres de 2025, il atteint en effet 20,24 €/kg selon les données de Worldpanel relayées par FranceAgriMer, c’est 9,9 % de plus qu’un an plus tôt. Les volumes de viande ovine achetés pour la consommation à domicile ont plongé de 15 % sur un an. Ce manque de tonus de la consommation se traduit aussi sur les importations de viande ovine destinées au marché français, qui ont baissé de 5 % sur les neuf premiers mois de l’année selon les calculs de l’Idele. Ces baisses concernent tous nos fournisseurs. 

Lire aussi : Viande ovine : à quoi ressemble le marché mondial en 2025 ?

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