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Bien-être animal
Publication de l'arrêté sur la castration des porcelets

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation vient de publier un arrêté ministériel et une instruction technique précisant les conditions dans lesquelles il peut être recouru à la castration des porcs domestiques mâles dans les élevages.

 

© agnormark - stock.adobe.com

L’arrêté établissant les modalités d’arrêt de la castration à vif des porcelets est paru ce 19 novembre dans le Journal officiel de la République française. A compter du 1er janvier 2022, les éleveurs français ne pourront plus castrer sans anesthésie les jeunes animaux. Ils devront employer différents analgésiques et antidouleurs selon un protocole. Cela aura un coût qui sera intégré au contrat de production, lequel devient obligatoire en vertu de la loi Egalim 2.

L’Ifip donne les modes de calcul

Cette intégration des surcoûts de la castration dans le contrat « sécurise les éleveurs sur le plan économique » ; l’arrêté « fait le lien avec Egalim 2 », a indiqué ce matin Carole Ly, conseillère Economie agricole et agroalimentaire de Julien de Normandie à la conférence de présentation de la nouvelle règle. La conseillère a rappelé que l’Institut du porc (Ifip) avait mis en place un simulateur de surcoûts par rapport à l’élevage d’un porc non castré. Elle a mentionné que des négociations étaient en cours entre les éleveurs, les coopératives et abatteurs sur la prise en charge des surcoûts.

Des instructions et formations pour les éleveurs

Pour sa part le ministère de l’Agriculture mettra en ligne des modules de formation par « e-learning » à compter de la fin novembre 2021 ; les instructions techniques étant déjà consultables. Cette formation obligatoire vise à informer les éleveurs de leurs obligations et des choix possibles. Ensuite, en 2022, des vétérinaires donneront leurs instructions en élevages. Seule l’anesthésie générale devra se faire sous contrôle d’un vétérinaire.

La castration indispensable à certaines qualités

Ultérieurement, dès 2022, les éleveurs seront contrôlés sur leur pratique, et leur contrat de production vérifié. Le cabinet du ministre précise qu’il ne s’agit pas de préparer à l’interdiction de la castration, mais seulement de la castration à vif. Il rappelle le caractère indispensable de cette pratique pour obtenir certaines qualités de carcasses et de viandes, en particulier pour la fabrication de jambons crus.

Lire aussi : "Fin de la castration à vif : de nouveaux équilibres à trouver dans la filière porcine"

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