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Le quinoa d’Anjou s’affiche sans résidus de pesticides

La filière quinoa de la CAPL a obtenu le label Zéro résidu de pesticides du Collectif Nouveaux Champs. Elle devrait récolter 3 000 tonnes cette année, soit un petit tiers de la consommation française.

Une surface de 2 000 à 2 500 hectares de quinoa sera récoltée cet été en Anjou chez 300 agriculteurs de la Coopérative Agricole des Pays de la Loire (CAPL). Une récolte qui devrait donner, si les conditions sont favorables, 3 000 tonnes de quinoa blond et rouge. Cette production affichera pour la première fois cette année le label Zéro résidu de pesticides du Collectif Nouveaux Champs. « Nous avons opté pour un cahier des charges basé sur des obligations de résultats. C’est assez contraignant, mais c’est une suite logique dans notre démarche », précise Arthur Nicolas, responsable des filières végétales à la CAPL. Sans l’afficher, les producteurs de quinoa de la CAPL bannissaient déjà tout herbicide et utilisaient comme seul traitement un insecticide de contact au pyrèthre avant floraison. Toute la production est concernée par le cahier des charges mais le label sera uniquement affiché sur les sachets et sacs vendus sous la marque Quinoa d’Anjou. 80 % de la production de la CAPL est vendue à des industriels.

Tous les gros industriels travaillent avec nous

« Nous avons réussi notre pari, tous les gros industriels travaillent avec nous pour avoir un produit de qualité, tracé et origine France », note Arthur Nicolas. Le quinoa d’Anjou se diffuse également en GMS, régionalement, en épiceries fines et vrac et en RHF. Son développement passe aussi par la création de produits transformés. Après les Quinoa Crack et les torsades de quinoa blond, une gamme de références apéritives, unique sur le marché, sera lancée cet été. Ces Quinoa Croustille seront proposés sous les saveurs sel de Guérande, paprika fumé et tomate origan. L’ensemble de ces gammes est fabriqué par la société Créa Nature à Tourc’h (29).

Capacité de doubler voire tripler la production en trois ans

Seule filière structurée en Europe, le quinoa d’Anjou pèse aujourd’hui 30 % de la consommation française. Un résultat qui doit au travail de sélection mené par la ferme expérimentale Abbottagra, partenaire de la CAPL depuis 2009. « L’enjeu était d’avoir une graine plus grosse et plus blanche. Nous sommes aujourd’hui proches des standards sud-américains », explique Arthur Nicolas. La coopérative, ajoute-t-il, a la capacité de doubler voire tripler sa production en deux trois ans si le marché le demande. « On veut à terme remplacer le quinoa d’import », conclut-il avec ambition.

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