Aller au contenu principal

Légumineuses : quel effet de la logistique sur les prix ?

Une étude commanditée par le ministère de l’Agriculture analyse l’enjeu logistique au regard du développement des marchés de graines riches en protéines.

 

Les coûts logistiques élevés sont partiellement compensés par la valorisation.
© Christian Gloria pour Réussir

Les coûts logistiques sont prépondérants dans les prix des graines protéagineuses payés par les industries de transformation. Ce fait est mis en lumière par une étude que vient de publier le Centre d’études et de prospective du Masa (Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire), intitulée « La logistique des légumineuses en France ». Les facteurs de ces coûts sont divers : taille critique, dispersion, aléas de production préjudiciables aux investissements, et aussi diversité des cultures et des cahiers des charges. Cette étude s’intéresse en particulier au soja et autres protéagineux (féverole et pois), à la luzerne ainsi qu’aux légumes secs (lentilles, pois chiche, haricot) plus spécialement destinés à l’alimentation humaine, ceci dans différents bassins de culture.

Jusqu’à 37% du prix de vente

Les coûts analysés sont de 2019.  Le coût logistique varie, selon les études de cas, de 6 à 37 % du prix de vente sortie OS (Organisme stockeur), selon la synthèse. « Les coûts recensés, de 12 à 370 €/t commercialisée (hors opérations de tri optique, conditionnement ou première transformation), sont élevés comparativement à des cultures comme les céréales, pour lesquelles les coûts logistiques globaux vont de 20 à 50 €/t (figure 4), soit environ 10 à 20 % du prix de vente des céréales en 2019 », peut-on lire. Il apparaît cependant que les coûts logistiques élevés sont souvent en partie compensés par de meilleures valorisations.

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

porcs en étable
L’Allemagne a perdu plus de 6 millions de porcs en dix ans, mais le cheptel rebondit

 L’Allemagne a enregistré une légère hausse de sa production porcine entre novembre 2025 et 2024. Cette reprise reste…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio