Aller au contenu principal

Réduction de l’assortiment, développement du bio, refonte de l’offre alimentaire
Le plan « Carrefour 2022 » risque de durcir les liens avec les industriels

Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, lors de la présentation du plan "Carrefour 2022" le 23 janvier.
© Arnaud Févier/Carrefour

Alexandre Bompard, PDG du groupe Carrefour, a présenté le 23 janvier dernier, le tant attendu plan de transformation du groupe baptisé « Carrefour 2022 ». Fondé sur quatre piliers (organisation simplifiée, compétitivité prix renforcée, création d’un univers omnicanal, refonte de l’offre alimentaire), ce plan risque d’avoir des répercussions sur sa manière d’aborder ses relations avec les industriels. « Les mutations de la grande distribution est un choc d’une magnitude exceptionnelle. Carrefour a tardé à investir, il n’a pas suffisamment évolué avec ses clients. Carrefour était plus attentif à sa relation fournisseur qu’à ses clients », a déclaré Alexandre Bompard. Avec un objectif d’économie de 2 milliards d’euros d’ici à 2020, Carrefour compte réduire de 100 000 m2 la surface de ses hypermarchés et de 10% ses assortiments de produits. « Nous avons déjà annoncé à certains industriels une réduction de 5% de l’assortiment, notamment en épicerie pour améliorer la visibilité en rayon », a détaillé Pascal Clouzard, directeur exécutif de Carrefour France. Une des raisons évoquées est de permettre de « faire de la place aux produits vegan, bio et locaux », a-t-il ajouté. L’objectif ambitieux du distributeur de « devenir le leader de la transition alimentaire pour tous » passe entre autres par un fort développement du bio, avec un objectif de chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros en 2022.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio