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Légumes d'industrie : la revalorisation conditionnée de Bonduelle dans le Nord

Les conserveries de légumes de Bonduelle dans les Hauts-de-France se mettent à l’interface des producteurs et des distributeurs pour financer la hausse des coûts.

Jean-Christophe Sibileau, general manager Europe de Bonduelle Long Life. © Barbara Grossmann
Jean-Christophe Sibileau, general manager Europe de Bonduelle Long Life.
© Barbara Grossmann

Les deux organisations de producteurs (OP) de légumes d’industrie des Hauts-de-France livrant Bonduelle, OPLVert et Oplinord, ont conclu pour la prochaine récolte un objectif de revalorisation de la « marge nette utile » moyenne de 5,6 %. La revalorisation ne sera effective qu’en fin d’année, elle dépendra des ventes de l’industriel. « Bonduelle s’engage à reverser l’intégralité de la hausse découlant des revalorisations obtenues auprès des distributeurs. On est bien dans l’esprit de la loi Egalim », commente le président d’Oplinord, François Bolle. Cette revalorisation couvre toutes les charges supplémentaires engagées depuis une dizaine d’années pour rendre les cultures de pois, carottes ou haricots plus durables. Cette revalorisation est négociée, mais s’appuie sur la réalité des coûts, estimée conjointement par les OP et les conseillers de terrain de l’industriel. Bonduelle déclare vouloir « financer l’accélération de la mise en place de pratiques culturales alternatives ».

Pour qu’il y ait ruissellement, il faut une source

Quelques-unes sont citées dans un communiqué de presse diffusé avant les négociations : couverts végétaux, bandes fleuries, biocontrôle, bilan hydrique connecté. « Pour qu’il y ait ruissellement, il faut une source», martèle Jean-Christophe Sibileau, general manager Europe de Bonduelle Long Life. Ainsi, Bonduelle ne veut plus soutenir seul les producteurs des Hauts-de-France, une « filière d’excellence », appuie le dirigeant. En dépit des aléas climatiques, l’industriel nordiste « a maintenu le revenu à l’hectare des producteurs alors que depuis quatre ans les rendements sont inférieurs aux attentes. Nous avons eu une hausse de coût à la tonne significative », rappelle-t-il. Le directeur Europe voit bien que les prix de détail de produits comparables, donc à un niveau plutôt qualitatif, dans les autres pays, sont inférieurs en France. Les négociations sont en cours et les revalorisations sont négociées tant sur le fond de rayon que les promotions.

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