Aller au contenu principal

Céréales
La filière CRC poursuit son ascension, de l’amont à l’aval

Du colza, du maïs, de l’orge devraient prochainement être produits selon le cahier des charges CRC. La filière vise le sans-résidu de pesticides dans les deux ans.

Marc Bonnet, directeur générale de la filière CRC.
© CRC

La filière Culture raisonnée et contrôlée (CRC) s’est félicitée, le 30 septembre, de la hausse des volumes collectés de 45 % entre les années 2018 et 2019, à 550 000 tonnes. Si des raisons climatiques ont justifié cette augmentation, permettant aux producteurs d’obtenir des rendements d’en moyenne 7 tonnes par hectare (t/ha), c’est surtout la progression du nombre d’agriculteurs et des surfaces qui a permis d’obtenir ces chiffres flatteurs.

3 000 agriculteurs en 2019

Les producteurs de céréales CRC (99 % de blé tendre meunier) sont passés de quelque 2 350 à un peu plus de 3 000 entre 2018 et 2019. « S’il y a de plus en plus d’agriculteurs, c’est parce que la demande aval est présente : demande des boulangeries artisanales, industrielles, des moulins… », précise Marc Bonnet, directeur général de la filière CRC. Et indique que « cinquante-deux moulins écrasent du blé CRC en 2019, contre quarante-huit en 2018 ».

Zéro résidu de pesticides, tout au long de la chaîne

Pour rappel, le cahier des charges CRC oblige actuellement les agriculteurs à ne recourir aux pesticides qu’en dernier recours. L’organisme stockeur a, de son côté, l’interdiction d’utiliser des insecticides de stockage. La filière veut aller plus loin, souhaitant atteindre « zéro résidu de pesticides pour la récolte 2021, tout au long de la chaîne ».

Ainsi, l’agriculteur sera soumis à des contraintes plus fortes encore en matière de période de traitement et de type de produit utilisé. Autres nouveautés : l’usage de la technologie du code QR pour renforcer la traçabilité, et la mise en place d’indicateurs pour prouver la réduction de l’émission de gaz à effet de serre.

Hausse de la prime en négociation

Pour satisfaire à ces exigences, « nous négocions une hausse de la prime payée aux organismes stockeurs, qui est actuellement de 21 euros la tonne. Cette prime permettra de récompenser les efforts des agriculteurs pour leur apporter une juste rémunération. Notre modèle est celui de la troisième voie de l’agriculture : celle qui apporte des garanties de moyen et de résultat », précise Marc Bonnet. Ajoutant que, pour le sarrasin, « elle s’élève à 50 euros la tonne ». La filière CRC proposera pour la récolte 2020 du colza et de l’épeautre. Pour la récolte 2021, le maïs, le riz et l’avoine seront concernés.

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

drapeau turc qui flotte au vent
Volaille : la Turquie suspend ses exportations pour le Ramadan

Les exportations de volailles turques sont suspendues depuis le 9 février. Cette mesure prise par l’État turc, vise à contenir…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

zone de contention en abattoir
Quels sont les abattoirs de boucherie récemment en difficulté, en infographie

La France a perdu un abattoir sur 5 depuis 2010. En s’appuyant sur la presse locale, Les Marchés a tenté de dresser une carte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio