Aller au contenu principal

La filière Alt. 1886 cherche le soutien de parlementaires

Alors que les négociations s’engagent avec la grande distribution, Valomac a présenté la semaine dernière sa démarche au palais du Luxembourg auprès d’une cinquantaine de parlementaires.

A droite Benoît Julhes, président de Valomac, le 10 avril au Sénat.
© DR

Le 10 avril, éleveurs et transformateurs de viandes du Massif central, réunis au sein de l’association Valomac, avaient réuni une cinquantaine de parlementaires au palais du Luxembourg pour présenter leur marque collective Alt. 1886, les viandes du Massif. Annoncée le 5 octobre 2018 au Sommet de l’élevage, la démarche prend forme. « Valomac réunit deux coopératives amont et aval, Altitude et Sicarev ; deux coopératives amont Sicagieb, Feder et l’OP non commerciale Elvea ainsi que deux industriels privés, Puigrenier et Socopa », rappelle Benoît Julhes, président de Valomac.

« Le cahier des charges et le plan de contrôles ont été validés », poursuit-il. Le cahier des charges, aligné sur celui du label Rouge, prévoit que les éleveurs n’exploitent pas plus de 100 animaux par personne installée sur l’exploitation et n’autorise pas les aliments OGM. Le pâturage des animaux de race allaitante est obligatoire. « Les carcasses doivent être classées R au minimum, avec un état d’engraissement de 2, 3 ou 4. On prévoit aussi un minimum de maturation en frigo de 10 jours départ abattoir », souligne Benoît Julhes.

D’ici un mois, tout le matériel de communication devrait être prêt, et Valomac espère voir les premiers produits estampillés de la marque collective en rayon en juin. Reste à convaincre la grande distribution de référencer cette marque collective qui met en avant une juste rémunération du producteur. « Les discussions s’annoncent difficiles », avoue Benoît Julhes qui compte toujours sur un volume de 300 tonnes équivalent carcasse la première année.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio