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Céréales
Flambée des cours des grains

Les cotations du blé tendre, de l’orge et, dans une moindre mesure, du maïs se sont fortement appréciées sur la période, sur des considérations météorologiques qui suscitent des inquiétudes quant aux prochaines récoltes.

Evolution des cours des principales céréales

Période du 16 au 23 février. Les cours des céréales sur l’ensemble des compartiments du marché ont grimpé de façon significative sur la semaine, en raison des mauvaises conditions climatiques qui sévissent aux États-Unis et en Amérique latine. Ainsi, les prix du blé tendre et de l’orge fourragère sur le marché physique français ont nettement progressé sur la période, dans le sillage des marchés à terme états-unien et européen. Ceux du maïs ont suivi, de façon moins marquée, ce mouvement haussier.

Côté fondamentaux, les prévisions de surfaces plantées en maïs pour la récolte 2021 aux États-Unis, données par Thomson Reuters (comprise entre 36,83 Mha et 37,66 Mha), puis par le chef économiste de l’USDA (37,23 Mha) se confirment. Les estimations, réalisées par l’université de l’Illinois, sont quasi similaires à celles de l’USDA. Les surfaces semées étaient de 36,74 Mha pour la récolte 2020. Par ailleurs, le secrétariat d’État à l’Agriculture états-unien a annoncé, lors des journées de conférence de l’USDA, une récolte nationale de maïs record à 384 Mt pour cette année et une récolte en blé proche des niveaux de l’an passé (49 Mt). L’Afrique du Sud prévoit, quant à elle, une récolte de maïs de 16,872 Mt pour la campagne 2020-2021, soit 10 % de plus que l’an passé, d’après une enquête réalisée par Reuters auprès des producteurs. De son côté, le Mexique a confirmé son intention de réduire drastiquement les importations de maïs jaune OGM, notamment en provenance des États-Unis. Ceci reviendrait à remplacer les quelque 16 Mt importées par une production locale équivalente d’ici à 2024. Ces importations représentent un tiers des besoins du pays.

Vers plus de transparence en Russie

En Russie, et après différentes décisions sur des taxes à l’exportation, le pays a décidé de s’attaquer, à travers un texte de loi, au contrôle des semences de grains, entre autres, selon une déclaration de Victoria Abramchenko, vice-première ministre de la Fédération de Russie. D’après elle, il s’agit d’aller vers un marché plus transparent, sans semence OGM (interdite de marché mais toujours disponible) et proposant des semences de haute qualité pour renforcer la sécurité alimentaire et la qualité des produits dont la Russie a besoin. Cette dernière utilise entre 10 et 14 Mt de semences chaque année. La vice-première ministre estime que plus de 30 % des semences utilisées en Russie sont frauduleuses ou non certifiées pour leur origine, ce qui aurait généré des pertes de 4 Md$ en 2019 pour la Russie.

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