Aller au contenu principal

Label
Ecocert va muscler son référentiel En cuisine

Le label En cuisine d’Ecocert réfléchit à la meilleure manière de prendre en compte les nouvelles règles liées à la loi Alimentation. Cette adaptation devrait se faire en 2019. En attendant, bilan de la démarche.

Huit cuisines mutualisées du département de l'Isère sont labellisées Ecocert En Cuisine et livrent 67 établissements dont 65 collèges et 2 lycées, avec environ 25 000 repas par jour.
© Frédérick-Pattou/Département de l'Isère

Lancé en 2013 sous l’inspiration d’un référentiel danois, le label En cuisine d’Ecocert a été remis à 1 300 restaurants à fin août 2018. Ce sont des cuisines sur place, des cuisines centrales, en gestion directe ou en gestion concédée. « Il y a des petites structures comme des grandes. Il y a des collectivités exemplaires comme les crèches de la mairie de Paris. Nous allons avoir plusieurs nouveaux engagements de gros établissements qui livrent 10 000 repas par jour. Ils vont s’engager prochainement », indique Lise Pujos, responsable du label En cuisine.

Trois niveaux de la labellisation ont été définis, pour un engagement progressif. Le niveau 1 impose au moins 10 % de bio (avec l’obligation d’atteindre les 20 % en quatre ans) et 10 composantes par mois ; le niveau 2, au moins 30 % de bio et 30 composantes par mois ; le niveau 3, au moins 50 % de bio et 50 composantes par mois. Sur les 1 300 restaurants labellisés à fin août, 44 % sont au niveau 1, 16 % au niveau 2 et 40 % au niveau 3 (principalement les crèches de Paris).

Nous avons notre garde-fou avec un nombre de composantes obligatoire par mois

« Nous attendons les décrets, mais les 20 % de la loi vont probablement porter sur la valeur d’achat, ce que nous faisons aussi pour nos pourcentages. Les volumes seraient plus représentatifs, mais cela serait beaucoup plus compliqué de tout "grammer". Du coup, nous avons aussi notre garde-fou avec un nombre de composantes obligatoire par mois. Nous nous assurons ainsi que les convives vont trouver ce qu’ils attendent en produits bios dans leur assiette », explique Lise Pujos.

Des modifications du label sur l’origine des produits

Les décrets d’application de la loi Agriculture et Alimentation vont venir modifier quelque peu le niveau 1 du référentiel. Ce niveau de labellisation implique de passer de 10 % à 20 % en quatre ans. « Nous allons probablement muscler sur ce label à ce niveau-là. Nous sommes également en réflexion sur l’origine des produits. Mais c’est compliqué, car il faut être capable de les tracer. Les gérants doivent avoir cette exigence vis-à-vis de leurs acheteurs. Ils doivent demander la traçabilité des produits », insiste-t-elle. Selon la responsable du label, les collectivités engagées sont plutôt en demande de ce genre d’évolution.

Les gérants doivent demander la traçabilité des produits

« Les collectivités nous le demandent. C’est tout l’effet vertueux du label. Au-delà des critères, on voit que les collectivités travaillent sur l’amélioration de leurs pratiques », observe Lise Pujos. Ecocert a certifié beaucoup de crèches notamment, la transition vers des produits bios et locaux y étant souvent plus simple. « Il y a moins de repas, c’est plus facile. Il suffit de passer les pommes de terre et les fruits pour compotes en bios. Vous agissez rapidement, et ce n’est pas si compliqué que cela », souligne Lise Pujos.

Pour une structure avec la cuisine sur place, le coût de la labellisation s’étale entre 350 et 600 euros. Deux à trois mois d’audits suffisent pour obtenir le label. Pour aller plus loin et unir leurs efforts, Un plus bio, Agores et Ecocert ont signé, le 7 novembre, une convention de partenariat visant à faciliter cette transition alimentaire.

Les plus lus

vaches dans un prè
La baisse de la collecte de lait en Europe change l’ambiance du marché des produits laitiers

Après plusieurs trimestres de dynamique laitière, la Rabobank s’attend à un revirement de la collecte laitière mondiale…

camion de collecte de lait
Produits laitiers : Lactalis, n°1 mondial, creuse l’écart, et des entrées dans le top 20 de la Rabobank

Le trio de tête des plus grandes entreprises laitières du monde reste inchangé en 2026 et Lactalis domine toujours largement…

carcasse en abattoir
Viande : vent nouveau pour les abattoirs prestataires ?

Les petits outils d’abattage multi-espèces en prestation de services ont retrouvé de la stabilité après des années difficiles,…

quartiers de viande au frigo
Viande bovine : pourquoi la France a creusé son déficit commercial au premier semestre 2026

Les exportations françaises de viande bovine ont baissé de 13 % au premier semestre, reflet du manque d’animaux. Une baisse…

poules dehors en élevage
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 28 août 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR…

rayon viande en boucherie
En viande bovine, un commerce régulier, des tensions sur le filet

Si les pièces hivernales de viande bovine sont encore peu sollicitées, les abattoirs jugent le commerce de la viande bovine…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio