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Comment le volailler LDC a surmonté les difficultés de son 1er semestre

Le groupe volailler et traiteur LDC a pu maintenir sa marge opérationnelle depuis le mois de mars, en dépit du manque de volailles et des hausses de coûts.

 

Les sites volaillers de LDC du nord, de l'ouest et du sud-est ont approvisionné les outils manquant de volaille en Pays-de-la-Loire, Vendée et de Nouvelle-Aquitaine.
© LDC

En présentant les comptes de son premier semestre 2022-2023 (du 1er mars au 31 août 2022) ce 23 novembre, les dirigeants de LDC ont expliqué comment le groupe a œuvré pour maintenir une certaine performance dans un « contexte sans précédent », et ce qu’il lui reste à réussir. Avec un tonnage global de 535 100 tonnes égalant presque celui du 1er semestre de l’exercice 2021-2022, LDC a augmenté son EBE (Excédent brut d’exploitation) de 198,3 Meur (Millions d’euros) à 240,1 Meur, et son Roc (Résultat opérationnel courant) de 103,1 Meur à 120,9 Meur, ce dernier chiffre représentant 4,4% d’un chiffre d’affaires de 2,7 milliards d’euros pour le 1er semestre.

  • Pour faire face à la pénurie de volailles en Pays-de-la-Loire, en Vendée et de Nouvelle-Aquitaine du fait de la grippe aviaire, le pôle volaille a transféré plus de 7,5 millions de volailles de ses abattoirs à pleine capacité vers les sites des régions affectées. Les efforts des équipes de l’amont et de la transformation ont contribué au maintien de l’activité industrielle.
     
  • Une réduction de 20% du nombre de références a contribué à la performance industrielle, selon le DG Philippe Gélin, qui s’est félicité d’un « meilleur équilibre matière », c’est-à-dire une meilleure valorisation des différentes découpes et des petites viandes issues du tranchage.
     
  • Les stocks disponibles de viandes de volailles ont été réduits d’environ 40%.
     
  • Les promotions en GMS du pôle volaille ont été freinées, descendant de -9 % en mars 2022 à – 51 % en juin 2022, et remontant à – 43 % en août 2022.
     
  • Enfin le « mix-produits » volailler a profité d’une progression de 14,3 % des ventes d’élaborés cuits (le rayon ayant progressé de 6,7 %) et de 6,7% des ventes de viandes sous label.
     
  • Les revalorisations tarifaires requises ont toutes été obtenues pour la volaille en France, mais seulement à hauteur des deux tiers pour le pôle traiteur. En volaille les revalorisations obtenues ont été de 15% entre novembre 2021 et mars 2022, et de 20% de mars à septembre 2022. « Nous remercions tous nos clients », a glissé Philippe Gélin. Des clients faisant partie de l’interprofession Anvol, a-t-il mentionné, saluant l’esprit de filière et la bonne prise en compte de l’augmentation des aliments donnés aux volailles. Quant aux ventes de produits traiteurs, LDC se promet d’obtenir le reliquat des revalorisations requises lors des négociations de début 2023. En anticipant de nouvelles hausses de coûts, c’est 15% de revalorisations qu’attend le pôle traiteur après les fêtes.
     
  • Le pôle traiteur a profité de l’appréciation du "mix-produits" en particulier dans le snacking et les plats cuisinés, ainsi que des performances des surgelés Marie. Cependant, le manque de revalorisation tarifaire a fait descendre le taux de marge opérationnelle en dessous de zéro (- 0,6%) pour le premier semestre de 2022-2023 contre plus de 5% du chiffre d’affaires pour les exercices 2020-2021 et 2021-2022.

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