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Charcuterie : pourquoi la Fict appelle la grande distribution à revoir ses marges ?

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La Fict alerte de nouveau dans un communiqué sur la situation délicate des sociétés fabricantes de charcuterie, composées à 95 % de PME, qui souffrent de l’inflation et de la hausse du prix des pièces de découpe de porc. « A ce jour, 17 défaillances d’entreprises de charcuterie sont déjà à déplorer », regrette la fédération. Après avoir flambé en 2022, les pièces de porcs, qui représentent plus de la moitié des coûts de production, ont vu leur prix augmenter de nouveau, entre 15 et 20 % sur un an depuis début 2023. La baisse amorcée des prix de l’énergie du début d’année ne s’applique pas aux contrats signés par les entreprises l’année dernière, lorsque ces derniers étaient extrêmement élevés. « Comment envisager des renégociations à la baisse pour les entreprises de charcuterie, comme souhaité par le gouvernement, sans les mettre davantage en péril ? », interroge la Fict.

3 entreprises sur 4 vont réduire leurs effectifs et leurs productions

La fédération indique que dans un récent sondage, les entreprises prévoient une dégradation significative de leur situation financière au premier semestre 2023 avec une dégradation de leur trésorerie entre -20 et -75 % ainsi qu’un résultat d’exploitation en baisse de plus de la moitié, voire négatif pour plusieurs d’entre elles. En conséquence, les trois quarts des sociétés devront réduire leurs effectifs et réduire les volumes de production.

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La Fict rappelle que selon le rapport 2022 de l’Observatoire de la formation des prix et des marges, « l’évolution des marges se fait au profit des distributeurs et au détriment des entreprises de charcuterie. Le rayon charcuterie est le plus gros pourvoyeur de marges pour les distributeurs, avec un taux de marge nette de 6,9 %, trois fois plus élevé que la moyenne des autres rayons (2,3 %) ». « Nous plaidons pour que les coûts subis par nos entreprises puissent être légitimement répercutés et demandons aux distributeurs de diminuer leur marge, historiquement élevée sur la charcuterie, pour assurer la viabilité des entreprises de charcuterie traiteur et préserver le consommateur », appelle Martine Leguille-Balloy, présidente de la Fict, citée dans le communiqué.

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