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Grippe aviaire
Canard gras : le manque d’offre n’a pas stimulé les importations  

Avec la grippe aviaire, les mises en place de canard gras se sont érodées en 2022. Toutefois, le manque d’offre n’a pas profité aux importations. Le solde extérieur continue de se dégrader.  

© Pascal Le Douarin

Les mises en place de canard gras ont chuté de 33 % sur les 11 mois de l’année 2022 selon l’Itavi. Pour la seconde année consécutive, les mises en place reculent, dans un contexte de grippe aviaire.  

Des importations en retrait  

La baisse de l’offre en canard gras n’a pas profité aux importations de foie gras (cru et préparations). Elles ont fléchi de 5,1 % en volume et ont progressé de 72,9 % en valeur, toujours au cours des 11 mois de 2022.  En cru, les importations françaises ont décroché de 6,2 % avec une forte baisse depuis la Hongrie (-53%), compensée par une hausse au départ de la Bulgarie (+36 %). En ce qui concerne les préparations, les achats français ont pris 10,6 %, principalement en provenance de la Bulgarie (+48,7 %).  

Des exportations limitées  

Les exportations de foie frais ont affiché un repli de 21 % en volume et une hausse de 1 % en valeur en comparaison aux 11 premiers mois de 2021. En cru, les exportations ont connu une baisse de 23 %. Les envois se sont tassés principalement vers les pays tiers (-51 %), dont la Thaïlande (-81 %) et Hong-Kong (-76%).  A l’inverse, elles ont progressé vers les pays communautaires (+3%). Pour les exportations à base de foie gras, elles ont baissé de 19,8 % en volume et de 5,2 % en valeur.  

En cru, le solde du commerce extérieur se dégrade  

Le solde s’est creusé à -875 tonnes en volume et en valeur à -23,1 M€. La hausse inédite des prix moyen à l’import (+84,7 %) à 28,7€/kg explique cette dégradation.  

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