Aller au contenu principal

Better Chicken Commitment : « les enseignes signent sans évaluer le surcoût »

Anne Richard, directrice d’Anvol et de l’Itavi.
© DR

Les Marchés Hebdo : De plus en plus de distributeurs et sociétés de restauration s’engagent dans la démarche Better Chicken Commitment. Dernière annonce en date, Flunch (100 % des restaurants en 2026). De quelles façons les filières standard peuvent-elles s’y conformer ?

Anne Richard : Les distributeurs ou les enseignes de restauration sont soumis à un chantage. Si elles ne signent pas leur engagement dans la démarche Better Chicken Commitment, les ONG associent les marques de ces enseignes à des images ou vidéos chocs et les publient sur les réseaux sociaux. De peur de dégrader leur image auprès des consommateurs, les enseignes signent un engagement pour 2026 sans évaluer le surcoût. De plus, la signature d’une enseigne amène la signature des autres.

LMH : L’Itavi ou Anvol mesurent-ils le surcoût ?

A. R. : Un travail est en cours au sein d’Anvol sur ce surcoût. Il sera publié avant la fin de l’année. Le Better Chicken Commitment impose deux contraintes majeures. C’est, d’une part, une réduction du rendement du fait de la réduction de la densité et de l’emploi de souches à croissance intermédiaire et, d’autre part, l’abandon de l’accrochage qui précède le passage dans le bain d’électronarcose, potentiellement remplacé par un confinement sous atmosphère contrôlée. Aujourd’hui, 80 % des abattoirs sont incapables d’investir rapidement dans cette méthode très coûteuse.

Propos recueillis par Sylvie Carriat

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio