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Bovin
Beaucoup d’incertitudes sur le marché européen

Le Brexit laissait déjà à lui seul les opérateurs dans le brouillard sur les perspectives pour 2019, le scandale sanitaire en Pologne en rajoute une couche dans la perplexité ambiante.

Difficile d’anticiper la tendance sur le marché européen de la viande bovine cette année. Les conséquences d’un Brexit sans accord ne seraient pas anodines. Le Royaume-Uni a fourni 3,7 % des importations françaises de viande bovine en 2018, soit 12 268 tonnes équivalent carcasse (téc), selon FranceAgriMer. C’était aussi le destinataire de 2,3 % de nos envois (5 513 téc). C’est pour l’Irlande que le coup pourrait être rude, puisque plus de la moitié de ses exportations de viande bovine arrivent au Royaume-Uni. Rien n’exclut donc une présence bien plus forte de l’Irlande sur d’autres marchés.

En Pologne, plongée des cours et production qui stagne

Les conséquences du récent scandale sanitaire en Pologne sont tout aussi inconnues. Pour l’heure, les acheteurs ont joué la carte de la prudence puisque les exportations polonaises ont chuté, ce qui s’est traduit sur les prix. La vache O et le JB O ont perdu respectivement 0,17 €/kg carcasse et 0,23 € en deux semaines avant de se ressaisir depuis mi-février. Une crise qui arrive alors que la Pologne cherchait justement à réorienter ses exportations. Son partenaire clé, la Turquie, étant en proie à une crise économique et politique, la Pologne a joué la carte de l’Allemagne ou de l’Italie pour écouler sa viande. Elle a réussi à évincer la France comme premier fournisseur de l’Italie avec 18,1 % de parts de marché (PDM) contre 18 % pour la France en 2018. En Allemagne, elle détient 11,8 % de PDM contre 9,2 % pour la France. Ainsi, la crise sanitaire pourrait-elle être synonyme d’opportunité pour la France. D’autant plus que la production polonaise de viande bovine devrait se stabiliser voire décroître cette année, relève FranceAgriMer.

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