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Société de restauration
Api Restauration affiche ses ambitions nantaises

La société de restauration familiale a créé une direction régionale Loire-Atlantique. Et va implanter une cuisine centrale, dédiée aux crèches, sur le Min de Nantes.

Aujourd’hui présente sur toute la métropole, la société de restauration collective familiale Api Restauration, quatrième acteur national avec un chiffre d’affaires de 716 millions d’euros en 2019, s’est développée depuis le Nord « par la promotion interne, en offrant la possibilité à des chefs de secteur intéressés d’ouvrir une région », rappelle Youenn Combot, directeur régional Loire-Atlantique d’Api Restauration. Cette trajectoire est la sienne puisque avant de prendre la tête de cette nouvelle direction en octobre 2019, il a été chef de secteur en Bretagne. Jusqu’ici intégrée à une grande région du littoral atlantique, courant du Pouliguen à La Rochelle, la Loire-Atlantique a donc été dotée d’une direction propre, Api souhaitant à la fois renforcer la proximité, mais aussi sa présence sur ce département tant bataillé que dynamique. « Nous voulions nous rapprocher de nos clients existants et développer le secteur qui a un fort potentiel. Nous y avions pris un peu de retard », appuie Youenn Combot.

Api Restauration, qui emploie 70 salariés en Loire-Atlantique, y affiche comme au national une répartition équilibrée de ses clients entre les domaines scolaires, médico-sociaux et entreprises. Ne faisant pas de prestations livrées sur le secteur, la société de restauration s’appuie sur l’autonomie de ses chefs gérants qui composent librement leurs menus en privilégiant le fait maison à partir de produits frais et locaux. En l’absence de centrale d’achat, elle favorise au maximum l’approvisionnement en direct auprès des producteurs locaux.

Recherche de producteurs locaux

Api en référence une trentaine dans le département et compte encore accentuer cette démarche. Depuis novembre, tous ses restaurants cuisinent des œufs coquille bios provenant de l’élevage de Géraldine Pineau, récemment installée à La Remaudière. « On l’accompagne dans son développement, elle a triplé son chiffre d’affaires avec nous et a pu acquérir un second poulailler », relate Youenn Combot. Lequel a confié à un de ses chefs de secteur, Anthony Fourne, une mission d’« acheteur local » et de recherche de nouveaux référencements.

Les effets de l’épidémie de coronavirus

Si la crise liée au Covid-19 a fortement secoué l’entreprise, « elle a permis de renforcer les liens avec les clients comme avec les fournisseurs », estime le nouveau directeur régional. Api a par exemple soutenu le Gaec de Mézerac à Saint-Lyphard en substituant ses fromages blancs frais aux yaourts prévus dans les menus des Ehpad clients. Afin de faciliter le travail des producteurs locaux, Youenn Combot va créer avec un partenaire distributeur une plateforme logistique dédiée à Nantes. Les fournisseurs pourront y déposer leurs produits qui seront ensuite acheminés vers les restaurants Api. Engagée dans la restauration durable, la société va aussi voir prochainement ses premiers sites de Loire-Atlantique se lancer dans la démarche Mon restau responsable. Alors que « des ouvertures sont prévues pour la rentrée », Youenn Combot affiche sa volonté d’être localement « la société la plus qualitative dans l’assiette et dans la relation » pour gagner de nouveaux marchés.

Une cuisine centrale pour 2021

Api Restauration va s’offrir pour un investissement de 2,5 millions d’euros sa première cuisine centrale en Loire-Atlantique. Porté par Api Développement, le projet a pris quelques mois de retard du fait de l’épidémie. Les travaux de construction du futur outil, qui sera situé sur le pôle Agropolia jouxtant le Min de Nantes Métropole à Rezé, doivent débuter en septembre pour une mise en service dans le courant de l’été 2021. Cette cuisine de 1 200 m² à la marque Premiers pas livrera uniquement des repas aux crèches. Api cuisine déjà pour une trentaine de crèches sur le secteur. Le nouvel outil, qui emploiera une quinzaine de personnes à terme, pourra produire 4 000 à 5 000 repas par jour pour les touts petits.

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