Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitterLinkedin

MESSAGE ABONNES IMPORTANT

Afin d'être sûr de recevoir nos futures publications quelle que soit l’évolution de la situation sanitaire, activez votre compte numérique au plus vite en complétant vos informations.

J’active mon compte numérique

Accord transatlantique : « L'impact pourrait être favorable aux produits laitiers et au sucre. »



Jean-Christophe Bureau, professeur en économie à AgroParisTech et coauteur d'une étude pour le Parlement européen sur l'impact du TIPP.
LMH : Croyez-vous à la signature rapide de l'accord ?

Les Marchés Hebdo: Vous avez coécrit pour le comité agricole du Parlement européen un rapport intitulé « Risques et opportunités pour le secteur agroalimentaire européen d'un possible accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis » (TIPP, ndlr). Globalement vous en déduisez qu'il serait plus favorable aux États-Unis ?

Jean-Christophe Bureau : Ça c'est sûr, même si on a du mal à estimer l'impact des mesures non tarifaires. On part d'une balance très déséquilibrée en faveur de l'Union européenne qui exporte beaucoup de vins et spiritueux. Je ne sais pas si le TIPP va vraiment nous aider sur ce secteur où nous sommes déjà forts. L'impact pourrait être favorable aux produits laitiers transformés. D'ailleurs, Lactalis est l'un des rares opérateurs à ne pas râler contre ce projet. Même si les opérateurs ne sont pas d'accord avec nous, on maintient aussi que le secteur sucrier européen devrait en profiter. À l'inverse, on s'attend à voir de l'importation d'éthanol et d'isoglucose de maïs américains. Autre secteur qui risque d'être fortement pénalisé : la viande bovine. Les Américains ont déjà une filière sans hormone, ils sont prêts.

LMH : L'accord peut-il présenter des opportunités pour d'autres secteurs ?

J.-C. B. : Pour des produits de notre gastronomie, comme les préparations à base de viande, aux États-Unis il y a quand même une clientèle qui a des sous, et le pays devrait connaître une croissance. Si l'on arrivait à faire respecter nos appellations sur les fromages et les jambons, il pourrait y avoir des avantages. Mais ce n'est pas gagné, les Américains font confiance aux marques, pas aux IGP. Sans compter que les procédures sanitaires sont très compliquées. Pour vendre aux États-Unis, c'est plus facile de faire du tariffjumping. Comme Barilla qui a installé une énorme usine dans l'Iowa. D'ailleurs, l'accord TIPP devrait faciliter aussi les investissements. Les États-Unis comportent de nombreuses communautés et présentent donc beaucoup de marchés de niche.

LMH : Croyez-vous à la signature rapide de l'accord ?

J.-C. B. : Je doute qu'il aboutisse ou alors a minima face à la puissance chinoise. Il y a trop de sujets difficiles : normes et réglementations. Et on ne voit pas le congrès américain accepter des concessions sur des quotas de viande bovine par exemple comme l'a fait le Canada. En tout état de cause, il faut que les entreprises soient derrière les négociateurs pour qu'ils connaissent les obstacles concrets aux exportations vers les États-Unis et ne se battent pas pour des clauses inapplicables.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Les denrées de la régie agricole sont en partie surgelées dans l'unité de transformation de la ville.
[Coronavirus] Comment la ville de Mouans-Sartoux s’adapte

Souvent citée en exemple pour son organisation en matière de restauration collective bio, la petite ville de Mouans-…

Les chaînes et groupes de restauration génèrent 36 % du chiffre d’affaires de la RHD. © Patrick Cronenberger
Une tendance structurelle à la hausse, en dehors du Covid-19
En croissance continue ces dernières années, le marché de la consommation hors domicile a récemment vu de nouveaux acteurs se…
Christophe Hardy, dirigeant de Cheville 35 et SocoDN. © DR
Cheville 35 : « ce jeudi matin, les ventes se sont fortement ralenties »
Grossiste en viandes, Christophe Hardy a perdu une partie de son activité. Il continue de fournir les détaillants grâce à une…
Sofiprotéol participe à l’émergence d’une leader du négoce agricole breton

Sofiprotéol (filiale investissement du groupe Avril) et Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels s’engagent aux côtés…

Philippe Villevalois, directeur de l'Ifria Centre-Val de Loire. © DR
Ifria Centre

Philippe Villevalois, délégué général de l’association régionale des entreprises agroalimentaires du…

119 millions de dollars pour aider Cuba face au changement climatique

Le Comité de direction du Fonds vert pour le climat a approuvé hier le financement à hauteur de 119 millions de dollars d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 58,7€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio