Accord UE-Mexique : qu’est-ce qui concerne l’agriculture et l'agroalimentaire ?
L’accord commercial entre l'Union européenne et le Mexique entre en vigueur, il concerne notamment plusieurs produits agricoles : viande, produits laitiers, fruits et légumes et sucre. Des opportunités sont attendues pour certaines filières, mais d’autres, notamment la viande bovine, sont inquiètes.
L’accord commercial entre l'Union européenne et le Mexique entre en vigueur, il concerne notamment plusieurs produits agricoles : viande, produits laitiers, fruits et légumes et sucre. Des opportunités sont attendues pour certaines filières, mais d’autres, notamment la viande bovine, sont inquiètes.
Le Mexique et l’UE ont signé le 22 mai à Mexico (Mexique) à l’occasion du 8e Sommet entre les parties, leur accord commercial modernisé. Les grandes lignes de cet accord avaient été convenues en 2020. La Commission a annoncé le 17 janvier la conclusion des négociations politiques. Auparavant, seuls les produits industriels entraient dans le champ de l’accord, dorénavant on y trouve aussi les services, les investissements, les produits agricoles et les marchés publics. « Les exportateurs de l’UE bénéficieront de nouvelles opportunités commerciales, y compris nos agriculteurs et nos entreprises agroalimentaires » a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
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Les exportations de produits laitiers européens facilitées
Ainsi l’UE bénéficiera d’un accès privilégié pour les produits laitiers avec, par exemple, un contingent tarifaire à droit nul de 20 000 t pour les fromages affinés, de 5 000 t pour les fromages frais, 50 000 t pour la poudre de lait écrémé, 13 000 t pour les préparations laitières et 2 500 t pour le beurre. Ce nouveau partenariat étend également la protection des labels d'origine géographique des produits européens et met en place des procédures simplifiées et moins coûteuses pour les exportations agroalimentaires. La viande de porc sera entièrement libéralisée à l’exception d’un contingent tarifaire de 10 000 t pour les longes. Les exportations de pommes, pêches en conserve et œufs seront progressivement entièrement libéralisés.
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Des inquiétudes sur la viande bovine
Le Mexique obtient de son côté obtient des contingents de 5 000 t pour la viande bovine et 5 000 t pour les abats de bœuf. Interbev dénonçait déjà cet accord en 2018.
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L’industrie de la viande mexicaine vise l’UE
L’industrie de la viande se développe rapidement au Mexique, et vise l’export. Les États-Unis étaient la cible de choix de ce pays voisin, mais alors que l’élection de Donald Trump risque de s’accompagner de droits de douanes en cascade, les opérateurs mexicains pourraient privilégier le marché européen.
D’autres produits agricoles libéralisés
La viande de porc sera entièrement libéralisée à l’exception d’un contingent tarifaire de 10 000 t pour les longes, à l’exception du jambon congelé avec un contingent de 10 000 t. Le Mexique est le troisième importateur mondial de viande de porc, mais se fournit, pour l’heure, majoritairement aux États-Unis, avec des flux depuis le Brésil qui progressent par suite d’un accord signé en 2022. Même chose pour la volaille à l’exception d’un contingent de 20 000 t pour les cuisses de poulet. Les exportations de pommes, pêches en conserve et œufs seront progressivement entièrement libéralisés.