Créé en 2012 par la société vauclusienne CGC Agri, disparue depuis, le disque autoanimé Ecocep est aujourd’hui commercialisé par la société Ecoceps. L’outil se compose de deux parallélogrammes, deux descentes, deux palpeurs (optionnels), deux disques réglables mais inclinés d’origine à 3° vers l’avant, deux dents d’ouvertures et un bloc hydraulique. L’ensemble, piloté par une poignée multifonction, permet de travailler deux demi-rangs ou un rang complet à l’aide d’un engin comportant au moins 25 ch. Il est toutefois possible de travailler l’équivalent de deux rangs si l’Ecocep est monté sur enjambeur.
La boule d’azote détecte les changements de pression au sol
« Les disques sont en forme de pétales et épousent la forme du cep, ce qui permet de travailler au plus près », commente Mathieu Venturi, technico-commercial chez Ecoceps. L’intercep fonctionne grâce à système d’effacement hydropneumatique avec boule d’azote, qui imprime une pression allant de 8 à 60 bars selon la dureté du sol. « La pression que la terre exerce sur les parallélogrammes définit la zone de travail. Par exemple, si la pression exercée est de 20 bars, le 21e bar correspondra au cep de vigne. Le disque se rétractera donc automatiquement afin de contourner la souche », expose Mathieu Venturi. Selon le technicien, l’avantage de ce système est qu’il nécessite peu d’hydraulique (moins de 8 l/min à 40 bars). Nul besoin donc de groupe hydraulique additionnel, l’hydraulique du tracteur permet amplement à l’outil de fonctionner. « D’après nos essais, à bas régime, la consommation de gazole pour que l’Ecocep fonctionne est réduite de 30 % par rapport à un système à lames », rapporte Mathieu Venturi. La vitesse d’avancement optimale recommandée par le fabricant est de 5,5 km/h, avec possibilité de travailler sur une plage allant de 3 à 7 km/h.
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Un outil testé initialement dans des sols de gros galets
L’Ecocep permet d’intervenir à n’importe quel stade de végétation, et dans tous types de sol. « La machine a initialement été développée dans les sols de gros galets du Vaucluse », précise Mathieu Venturi. Le fabricant explique que l’intercep travaille en superficie, à une profondeur de travail située entre 5 et 10 cm. À l’achat, l’acquisition d’un Ecocep représente un investissement de 12 000 euros.