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« Les doigts Kress, pour des jeunes vignes c’est parfait »

Dans le Maine-et-Loire, Olivier Lecomte, vigneron au Château de Passavant, dispose de tout un arsenal d’outils de travail du sol. Pour désherber le cavaillon de ses plantiers, sa préférence va aux roues étoilées Kress. Voici pourquoi.

Olivier Lecomte, vigneron au Château de Passavant dans le Maine-et-Loire estime que le gros avantage des roues Kress est sa vitesse de travail, autour de 8km/h : " ça dépote" dit-il. © J.GRAVE
Olivier Lecomte, vigneron au Château de Passavant dans le Maine-et-Loire estime que le gros avantage des roues Kress est sa vitesse de travail, autour de 8km/h : " ça dépote" dit-il.
© J.GRAVE

Au Château de Passavant, à Passavant-sur-Layon, pas une année ne se passe sans qu’une nouvelle plantation voit le jour. « On a 52 ha de vignes en production, et on plante en moyenne 1 ha/an », expose Olivier Lecomte, le vigneron. En bio depuis 1998 et biodynamie depuis 2011, il est équipé de la plupart des outils de travail du sol disponibles actuellement sur le marché. « Selon la météo, donc l’état des sols, certains outils vont marcher et d’autres pas. Je n’ai pas d’itinéraire technique prédéfini, je m’adapte tous les ans », pointe le viticulteur.

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Un fonctionnement optimal sur sol bien ressuyé

Depuis deux ans, il utilise l’étoile de binage interceps Kress 540 R pour travailler le cavaillon de ses plantiers. Il a opté pour les doigts rouges, plus rigides que les jaunes et plus adaptés à son terrain. « Le gros avantage, c’est que ça dépote car on travaille à 8 km/h. C’est simple à régler et à entretenir. Mais ça marche surtout dans les terres meubles, déjà remuées, quand l’herbe n’est pas très haute. Pour les plantiers, c’est parfait », rapporte Olivier Lecomte. Il utilise d’ailleurs les roues Kress en complément de disques émotteurs, pour ameublir davantage la terre et améliorer l’efficacité du passage. Il explique que dans ses terres à dominantes limono-argileuses, il faut que le sol soit bien ressuyé pour pouvoir passer les doigts Kress. « Sinon ça se remplit de terre entre les doigts, ça colle et on n’enlève plus rien », affirme Olivier Lecomte. À l’inverse dès qu’il fait trop sec, le sol devient si dur que les doigts ont du mal à pénétrer dans le sol et peuvent casser. « On peut changer les roues par quart, mais chaque portion coûte tout de même 170 €. Avec nos sols, il ne faut pas se rater au printemps », insiste le viticulteur, qui estime réaliser en moyenne 4 passages par campagne avec les doigts Kress.

Adapter l’outil pour travailler deux rangs en un passage

Olivier Lecomte est partisan du matériel d’occasion. Il préfère prendre des pièces de seconde main et les adapter à ses besoins. « C’est sûr que ça demande plus d’entretien mais ça vaut le coup financièrement. Et puis on a moins de scrupules à faire des modifications », pointe-t-il. Cette année, il a monté les doigts Kress sur une épointeuse achetée sur Le Bon Coin. « Avec ce système, je vais pouvoir travailler deux rangs complets en un passage, au lieu de deux demi-rangs », se réjouit-il. Il réfléchit actuellement à une solution pour pousser l’outil plutôt que le tracter. « On voit ce qu’on fait et c’est beaucoup plus agréable pour le chauffeur », conclut-il.

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