Vigneron au Château des Léotins, à Sauveterre-de-Guyenne en Gironde, Xavier Lumeau a collé son claret à la bentonite pour éviter la sensation d’astringence des tanins bus froids.
« Sur le millésime 2025, nous avons produit une cuvée de 50 hectolitres de claret, à partir des cinq cépages bordelais principaux, vendangés le même jour : malbec, cabernet-franc, cabernet-sauvignon, merlot et petit verdot, pour combiner fraîcheur et maturité. C’est un vin qui peut se boire frais, avec une belle couleur rouge.
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Nous voulions éviter la sensation désagréable que les tanins peuvent provoquer lors de la consommation à basse température. Il faut aussi respecter le cahier des charges qui est assez strict sur la matière, avec une limite maximum de l’IPT à 55, sans que ce soit un clairet.
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Sur les conseils de mon œnologue Matthieu Rey, nous avons collé la cuvée à la bentonite juste après les vinifications, une fois la FML terminée et en deux fois. Il n’y a pas de protocole particulier par rapport à une utilisation sur les blancs, mis à part que la dose est beaucoup plus faible.
La bentonite n’est pas un produit très cher. En plus, quand certains marchés à l’étranger nous demandent si nous avons utilisé des colles de poisson ou autres, il n’est pas nécessaire de la mentionner car elle n’est pas d’origine animale. »