le graph du mois Les rendements moyens du vignoble français sont en légère baisse

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Graphique - Les aléas climatiques pèsent sur les rendements moyensRendement moyen annuel par segment de production entre 2012 et 2025, hors cognac et armagnac Crédits : © Source : FranceAgriMer, DGDDI

Les rendements des vignes à l’hectare ne décrochent pas autant que l’on pourrait le croire. Mais les aléas climatiques semblent amplifier les variations.

 
 

Une vigne française produit en moyenne 50,1 hectolitres par hectare

En France, le rendement moyen des vignes entre 2012 et 2025 (hors cognac et armagnac) est de 43,9 hectolitres par hectare (hl/ha) pour celles en AOP, 60,8 hl/ha pour les IGP et 60 hl/ha pour les VSIG. Un dernier chiffre qui, selon l’Anivin, ne reflète pas la réalité du terrain mais qui s’explique par la porosité entre segments (notamment les déclassements). L’interprofession estime plutôt la moyenne réelle entre 80 et 90 hl/ha. Le rendement annuel moyen tous segments confondus est de 50,1 hl/ha.

Ces chiffres cachent toutefois d’importantes variations entre les millésimes. Les années 2017 et 2021, où le gel a frappé une large partie du territoire, se distinguent clairement (-13 % et -18 % par rapport à la moyenne). De même que 2024 (-16 %), marquée par le mildiou et la grêle.

Le Gers, champion national

Parmi les différentes régions viticoles, le Gers se démarque de façon assez nette, avec un rendement moyen tous segments confondus, sur la période, de 77 hl/ha. À l’inverse, le Jura est le plus petit producteur à l’hectare, avec 27,8 hl/ha. Le rendement moyen des vignes destinées à la production de cognac et d’armagnac était de 127 hl/ha au début de la décennie. Il est de 82 hl/ha pour les deux dernières années.

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Une tendance à la baisse

Les calculs de corrélation montrent que la tendance est baissière, avec une pente de -0,35 hl/ha/an. Soit une baisse théorique d’environ 5 hl/ha entre 2012 et 2025. Mais les accidents climatiques pèsent beaucoup sur la série. L’analyse sur les données de 1974 à 2022 donne une décroissance de 0,18 hl/ha/an, soit une perte de 8,9 hl/ha en presque cinquante ans. Ce qui pourrait trouver une part d’explication dans la montée en gamme du vignoble : pour les AOC spécifiquement, elle n’est que de 0,024 hl/ha/an, soit -1,1 hl/ha sur la période.

La profession mobilisée

« Sur le terrain, on observe d’année en année des rendements de plus en plus variables au sein même des exploitations, là où la variabilité était autrefois d’une région à l’autre », relate Jérôme Bauer, président de la Cnaoc. Pour lui, le climat et la multiplication des aléas jouent un rôle croissant, mais ils n’expliquent pas tout. Le matériel végétal, le travail des sols, les pratiques culturales ainsi que les choix propres aux AOC jouent un rôle. En 2014, le cabinet Bipe avait par ailleurs estimé la perte de rendement due aux dépérissements à 4,6 hl/ha/an. « L’enjeu est de donner aux vignerons davantage de leviers d’adaptation en poursuivant les efforts de recherche et d’innovation, tout en anticipant mieux les évolutions du marché via un suivi économique plus fin », estime le vigneron alsacien.

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