Agroalimentaire : pourquoi les échanges européens ont reculé en janvier 2026
Les exportations européennes de produits agricoles et alimentaires européens ont reculé, en valeur, en janvier, tout comme les importations. L’Union européenne dégage toujours un excédent commercial pour l’agroalimentaire. Les importations en provenance du Brésil ont nettement augmenté.
Les exportations européennes de produits agricoles et alimentaires européens ont reculé, en valeur, en janvier, tout comme les importations. L’Union européenne dégage toujours un excédent commercial pour l’agroalimentaire. Les importations en provenance du Brésil ont nettement augmenté.
-8 %, c’est la baisse des exportations agricoles et agroalimentaires de l’Union européenne en janvier 2026, comparé à janvier 2025. Elles atteignent 17,5 milliards d’euros, selon la Commission européenne. Dans le même temps, les importations communautaires ont reculé de 11 % à 14,4 milliards d’euros. À 3,2 milliards d’euros, l’excédent commercial de l’Union européenne dépasse de 4 % son niveau de janvier 2025.
Lire aussi : Agroalimentaire : un excédent commercial français au plus bas depuis 48 ans
Baisse des exportations vers les États-Unis
Le Royaume-Uni reste le premier partenaire commercial de l’UE mais les envois communautaires y ont reculé de 7 % sur un an, sur la plupart des produits. À destination des États-Unis, deuxième partenaire commercial de l’UE, les exportations ont enregistrées une chute de 25 % sur un an, recul à relativiser car janvier 2025 avait été un mois d’achats anticipés avant la mise en place des droits de douane par M. Trump. Bruxelles note aussi la baisse des ventes à la Chine (-4 % à relier au recul en porc) et au Japon (-16 %, avec des baisses en tabac et porc).
Lire aussi : Porc : les importations chinoises au plus bas en 15 ans
Quelles catégories reculent le plus à l’export ?
Les exportations européennes de café, thé, cacao ont chuté e 19 % en janvier, en lien avec la baisse des prix et des volumes du cacao. Les envois de préparations de fruits, légumes et noix ont reculé de 15 %, avec une baisse des volumes (-10 %) et des prix (-5 %), tandis que ceux d’huile d’olive baissaient de 28 % en lien avec la baisse des prix. Les exportations de vins et dérivés ont chuté de 11 % en valeur avec la baisse des prix (-19 %) et des volumes (-16 %) vers les États-Unis. Les exportations de produits du porc ont chuté de 12 % en lien avec la baisse de leurs prix (-10 %).
Lire aussi : Porc : la balance commerciale se fragilise
Les importations en provenance du Brésil augmentent
La baisse des importations alimentaires européennes en janvier (-11 %) est à relier principalement à la chute des prix du cacao. La Côte d’Ivoire accuse le coup avec une chute de 41 % de ses envois en valeur sur un an. Les achats ont aussi reculé en provenance d’Ukraine (-24 %) avec une baisse des céréales et oléagineux. L’UE a aussi importé moins en provenance des États-Unis (-14 % notamment -45 % pour les oléoprotéagineux).
Lire aussi : Poulet, lapin, canard : l’Europe importe des produits chinois dont la conformité n’est pas prouvée
En revanche, les achats européens auprès du Brésil ont progressé de 14 % soit 170 millions d’euros supplémentaires : +14 % pour le café dont les prix ont progressé, +67 % pour la viande bovine, +10 % pour les oléoprotéagineux. Les importations sont néanmoins seulement 2 % à leurs niveaux de janvier 2023 et 2024.
Lire aussi : Les prix des œufs à des plus bas aux États-Unis, faut-il s’attendre à des envois vers l’Europe ?
Les importations de viande bovine en forte hausse
Les importations européennes de viande bovine ont augmenté de 76 millions d’euros en janvier 2026 comparé à janvier 2025, soit +28 %. Elles sont tirées par les achats au Brésil (+67 %) et à l’Uruguay (+51 %), portée par les faibles disponibilités communautaires.